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N’existerait-il pas une certaine France de la flemme…?

D’éminents responsables politiques osent dire des choses qui fâchent, mais restent muets sur une vérité pourtant de plus en plus évidente.

 DVSM, octobre 2018 – « Arrêtez de vous plaindre » a dit le chef…! (de l’Etat). Quand on en arrive à de pareilles admonestations, pourquoi ne pas aller au bout du bout, et dire sans se fâcher ce que souligne ce matin dans le quotidien Les Echos l’économiste Jean Peyrelevade (lire ici). Ce qu’il souligne n’a d’ailleurs rien d’une révélation. Un candidat aux dernières présidentielles qui, à cause de certains costumes, a fini par prendre une veste, l’avait résumé assez simplement: « Nous devons juste dépenser un peu moins et travailler un peu plus ». Affirmation probablement très excessivement minimaliste. Le « un peu » est de trop, son remplacement par « beaucoup » n’aurait pas été déplacé (mais électoralement moins productif). Dans le quotidien économique, l’auteur de la chronique évoquée se contente d’un chiffre, les 27% de travail annuel produit par nos cousins d’Amérique.

Cette envie de ne surtout pas en faire plus, de peur d’en faire trop, nous la rencontrons quotidiennement sur le terrain, dans la vive réaction des opposés aux ouvertures dominicales. Attention, il ne faut pas confondre « tout le monde » et seulement « opposants ». Cette réaction négative autour de laquelle tournent, dans de nombreux secteurs, la plupart des conflits économiques que vit l’Hexagone, est certainement un obstacle qu’il va falloir renverser. Certes, le discours des tenants des « droits acquis » supposés irréversibles a fait tache d’huile. Toute le monde ou presque semble y croire. L’Etat providence est devenu « corne d’abondance »… La réalité, toute différente, devrait pourtant, sauf coupable hypocrisie, s’imposer. A l’heure d’une croissance vigoureuse doublée d’un accroissement constant de la population, les comptes de la société ont pu s’accommoder d’une diminution du temps de travail de 45 à 40 heures, puis à 39 avant d’aboutir à 35*. Les équilibres ont aussi pu rester dans une balance acceptable quand l’affirmation d’André Bergeron, l’homme de FO, expliquait en substance que « le moment était venu de mettre en chantier la cinquième semaine de congés payés ». Autant de mesures prises comme si elles l’étaient pour l’éternité, tout revirement de conjoncture ou de démographie étant considéré comme impossible, impensable.

Le présent nous montre que ces décisions d’hier (qu’il aurait mieux valu prendre pour des durées limitées, à réactualiser régulièrement) se retournent comme de terribles boomerangs pour la société toute entière. Tout en donnant aux citoyens concernés le sentiment qu’ils sont victimes de mesures injustes… Il fut une époque ou chaque bambin, à l’école, apprenait par cœur la fable de Jean de La Fontaine, Le laboureur et ses enfants. Aurait-on supprimé cette bonne vieille pratique…?

* Que certains collaborateurs de nos collectivités n’effectuent même pas, alors que les contribuables les payent, charges incluses, à l’aide de leurs impôts.

Source DVSM

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