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Numérique, quand ce sont les mémoires qui flanchent, danger…!

C’est la guerre entre le monde de la « tech » et l’univers des « tèques »…! Bibliothèques, discothèques, vidéothèques, en résumé, tout ce que tout individu souhaitait conserver pour lui, chez lui, est sur le fil du rasoir. Le cloud ne peut pas convenir à tout le monde…

DVSM, 21 mai 2019 – Les supports physiques constituent une espèce en voie de disparition. Voilà qui n’est pas un scoop. Ce qui est idiot. D’abord parce que, dans un point de vente, ce « consommable » (enfin, presque, petite dérive du vocabulaire) permettait de faire non seulement des ventes, mais aussi de nourrir le trafic. Futiles aux yeux de certains, ce détail n’a rien de secondaire, car même venu pour une banale pile électrique, tout consommateur voit ce qu’il y a dans le décor.

Toutefois, ce côté presque insignifiant dissimule une redoutable concurrence. Le « cloud » est tout simplement en train de faire main basse (c’est largement amorcé) sur une part des recettes qui provenaient de ces supports physiques. C’est son CA contre celui du rayon ou du magasin. N’hésitons pas à montrer du doigt un simple exemple. Quand Apple supprime tout ce qui pourrait accueillir une petite carte mémoire, sa démarche n’est pas induite par le progrès, mais par la certitude que, pour stocker photo, musiques et autres contenus, les utilisateurs s’offriront un petit bout de stockage en ligne avec loyer mensuel garanti. Mais récupération de contenus moins commode, surtout en cas de changement, d’appareil, d’opérateur, etc.

Dans cette tendance, c’est aussi une autre facette qui est menacée. Comme le montre notre document (photo), nos semblables (et sans doute nous-mêmes) considèrent comme faisant partie de la vie la capacité à conserver souvenirs de familles ou des biens culturels (et accessoirement documents à vocation administrative). La remontée de l’analogique en musique conduit des cohortes d’amateurs à se précipiter sur des disques que l’on aurait cru destinés à la déchetterie. Non seulement ils conservent les leurs, mais en ajoutent à leur collection. Pour un point de vente, il peut être considéré comme stratégiquement adroit de matérialiser (verbe juste…!) un secteur pour les mémoires d’hier. Disques, mais aussi cassettes audio et vidéo, disquettes, CD, DVD, vidéodisques, dans une offre dédiée au stockage ou sauvegarde, et à l’exploitation de ce qui sommeille dans les étagères.

Le disque dur même séduisant SSD, ne peut pas répondre à tous les besoins. La théorie du grand remplacement n’est pas constructive. On peut écouter tout ou presque grâce à YouTube, mais avec une qualité moyenne. On peut tout écouter ou presque en grande qualité, mais le streaming Hi-Res n’est pas gratuit. CQFD…

Source DVSM

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