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Obsessions, pourquoi vouloir à tout prix réinventer la radio, dont c’est la journée mondiale…?

La radio reste un élément de la vie quotidienne qui fonctionne très bien, malgré la présence d’une concurrence, une plus, après tant d’autres. 

 DVSM, 13 février 2020. Il faut réinventer la radio.! En est-on si sûr.? C’est aujourd’hui la journée mondiale de cette radio, comme le rappelle « Pure« , un acteur très impatient de voir se répandre la version DAB de la TSF. Depuis son invention, il y a, « à la louche » et pour faire simple, pile un siècle (pour la diffusion, oublions par simplification les développements techniques antérieurs), elle a transformé bien des domaines, de l’information, devenue instantanée à l’échelle mondiale, aux loisirs, musique en tête, mais aussi dans des créations artistiques, des divertissements, et même la via traduction de l’autorité de certains régimes, traduite dans la possibilité d’en brouiller les ondes, et d’embrouiller les foules. Elle a fait les bonnes affaires (parfois la fortune) d’univers sans laquelle, au moins jadis, ils n’auraient pu exister de la même manière (édition phonographique, publicité…).

Plusieurs changements se sont inévitablement glissés dans sa longue vie. Par exemple, dans les années 50, la mobilité, liée à l’avènement des semi-conducteurs, dont les transistors (terme devenant synonyme du récepteur). Ou encore par son entrée dans l’automobile, qui ne remonte pas, contrairement à ce que pensent bien des profanes, aux années 60, mais aux années 20 (du XXème siècle) outre-Atlantique, ce qui a permis à des entreprises majeures de voir le jour (ce fut l’activité naissante et plutôt artisanale de Motorola…). La modulation de fréquence (ou FM) née en Allemagne, lui a donné de la qualité et la stéréophonie une nouvelle dimension. Assez pour se glisser aussi dans le premier , chronologiquement, des segments forts des loisirs électroniques. En France, c’est la réglementation qui a ensuite transcendé son statut. En permettant le multiplication des stations, il y aura bientôt 40 ans, la radio a à la fois explosé mais s’est aussi atomisée en de multiples segments d’audience. Ce qui n’a pas tant fait l’affaire de l’industrie de la musique, et amorcé une dégringolade irréversible des « grandes stations ». Mais n’oublions pas la première véritable concurrence que fut la télévision. Finies les soirées radio. Chant du cygne pour la famille Duraton, 20 questions, le Quitte ou double, les Maîtres du mystère…

En dépit de tous ces vents contraires, la radio est restée et reste un média utilisé par, une fois encore,  « à la louche » et pour faire simple, tout le monde, notamment en voiture, mais aussi au travail (on peut écouter en faisant autre chose). Alors, ré-inventer quelque modèle qui tourne… En particulier, osons, « seulement » pour le convertir en un média numérique transmis par voie terrestre à l’aide de milliers de pylônes, ce qui est peut-être une vision dont l’utilité reste à démontrer, sa pertinence économique aussi. Ce surtout à quelques encablures des premiers pas de la 5G.

Pour les images comme pour les sons, bien des choses ont changé. Il est possible que l’argument qualitatif n’ait plus la même raison d’être que lorsque l’on passait de l’AM à la FM, du 625 lignes à la TV UHD. D’autant plus qu’en matière musicale, le numérique de haute résolution fait aussi sa révolution, ce qui n’empêche pas le vinyle de connaître un boom aussi fort qu’inattendu. En outre, aller vers cette numérisation renforce la proximité avec la réelle et nouvelle concurrence que les spécialistes de la radio ont bien identifiée, celle constituée par les playlists appréciées par le public jeune. Est-ce bien le but recherché.?

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