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Occasions, une nouvelle mode ou de bonnes vieilles ficelles…?

Si l’on en croit certains observateurs, la montée en puissance de la revente d’occasion de produits high-tech constituerait un fait marquant, pour ne pas dire un « phénomène »… Drôle d’idée que cette… drôle d’idée…!

 DVSM, 8 juillet 2019. C’est comme pour la température, le ressenti est souvent aussi illusoire que trompeur. Des spécialistes de l’occasion entrent dans des galeries marchandes, des offres des industriels de l’univers high-tech sont mises en exergue… Un virage…? Certes, il y quelques années, qui aurait eu idée de revendre d’occasion un smartphone…? Personne, et pour cause, les mobiles étaient tous récents, mais vite démodés sur le plan technique, dépassés par la rapide évolution des OS et, de surcroît, dopés par les offres répétitives des opérateurs. Mais ce qui était le bon temps pour certains acteurs est terminé. Si les nouvelles moutures du soft comme du matériel apportent régulièrement des améliorations, ce dont tout utilisateur dispose est déjà très riche, même avec des appareils ayant quelques années d’âge. C’est dans ce contexte que le mobile accède à un nouveau territoire, celui d’une seconde vie, qui permet à l’utilisateur de renouveler son équipement tout en ménageant sa tirelire.

Ce qui tombe bien pour les industriels, car cette manière de stimuler les ventes d’équipements neufs est efficace. Mais nouvelle…? Certainement pas. Le plus bel exemple et l’un des plus anciens (de notre époque « moderne ») est celui de l’automobile. S’il se vend en France environ 2 millions de véhicules neufs chaque année, il s’en échange entre 5 et 7 millions sur le marché du « VO ». Ces véhicules d’occasion passent en général par les circuits de concessionnaires (avec des offres de reprises largement médiatisées) avant de se prolonger leur vie soit via des spécialistes de l’occasion, soit entre utilisateurs. Les sites comme E-Bay ou Le Bon Coin permettent de contempler l’étendue et la variété des échanges, aussi bien entre particuliers qu’entre professionnels. Sans oublier, avec le temps qui, irrémédiablement, passe, l’apport des univers d’antiquités et de collectionneurs. Pour une fois, la high-tech n’a rien inventé. Elle tend à se fondre au contraire dans un courant on ne peut plus ancien et vénérable.

Faut-il, dans ce contexte, ajouter aux points de vente physiques des rayons d’équipements d’occasions…? Aucune réponse tranchée ne peut être apportée. Là encore, il faut songer à des habitudes de longue date qui ont fait leur preuves, dans des conditions bien spécifiques. La FNAC a depuis fort longtemps rendu service à des utilisateurs d’appareils photo et d’optiques qui, soit souhaitaient se séparer d’équipements anciens au profit de plus modernes, soit profitaient de… l’occasion pour s’offrir un matériel compatible avec leurs moyens. Dans un tel registre, un rayon d’occasion bien tenu, suivi, et enrichi de la crédibilité d’une enseigne, est à la fois une source de CA et un excellent générateur de trafic. A étudier…

Source DVSM

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