Olympus: la firme japonaise met fin à son activité photo et son, cédée à un investisseur..

Les spécialistes de la photographie vont être émus et affectés par cet épilogue, qui s’inscrit dans une profonde métamorphose du monde des images, peut-être cruelle, mais inévitable.

DVSM, 26 juin 2020. A près de 85 ans d’activité dans le domaine de la photo (depuis 1936), Olympus sort de ce secteur de l’image piégé à mort par les smartphones. Inutile de tourner autour du pot. La vague numérique emporte l’une des célébrités de cette longue histoire, et fera peut-être d’autres victimes. Après trois années consécutives de pertes, la firme nippone annonçait officiellement avant-hier avoir engagé une cession en forme de jet de l’éponge, vendant toutes ses activités (développement et production) à un « investisseur », Japan Industrial Partners.

Une transaction qui sera scellée définitivement le 30 septembre 2020. C’est un signe supplémentaire confirmant que la photo d’hier a bel et bien vécu et ne renaîtra pas de ses cendres. Olympus est, notamment en France, une marque un peu moins connue du grand public que des amateurs éclairés de la photo et des professionnels. Elle a pourtant joué un rôle déterminant dans l’avènement de la photo numérique. Après avoir lancé il y a plus de deux décennies des APN déjà très performants, elle restera comme l’un des artisans les plus actifs dans l’émergence des hybrides, et en particulier de la génération des « micro quatre-tiers », amorcée dans un spectaculaire partenariat avec Panasonic. Un malheur n’arrive pourtant jamais seul.

Un autre segment de ses productions, les gammes Pearlcorder (enregistreurs de poche à cassettes, que de souvenirs…!) et ses superbes enregistreurs numériques se trouvent aussi nez à nez avec des représentants de la vague numérique. Cette facette de l’entreprise fait partie de la transaction, dont le montant n’est pas encore révélé. On peut imaginer, même si cela n’est pas encore détaillé, que la marque Olympus sera préservée par un accord, pour au moins quelques années. Mais elle pourrait malgré cela rejoindre la peloton des marques d’électronique qui n’ont plus de rapport avec leurs firmes originelles, qui ont parfois purement et simplement disparu. Ainsi, dans les rayons de téléviseurs, vend-on chaque jour des Thomson qui ne sont plus des Thomson, des Philips qui ne sont plus des Philips, des Grundig qui ne sont plus des Grundig… et même du Kodak qui n’est plus réellement du Kodak, sens historique.

Source DVSM

A voir

Sennheiser, d’un côté, la joie d’un beau parcours, de l’autre, la suite amère d’une crise cruelle…

La pandémie qui tarde à s'éclipser provoque des contrastes désagréables, comme celui que vit cette firme en phase heureuse....