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Une page de l’histoire industrielle se tourne

Malgré tous les engagements souscrits, Nokia va supprimer 600 emplois en France d’ici à deux ans.

Lors de la reprise du groupe, l’équipementier finlandais avait déjà licencié 400 personnes. Pour être clair la disparition de l’ex Alcatel Lucent s’accélère. Il est loin le temps où l’industrie nationale des télécommunications dominait l’Europe et la planète. Qui se souvient qu’Alcatel a longtemps dominé les palmarès mondiaux ? Il aura fallu la pression des financiers pour aboutir à cet échec complet. Plutôt que de miser sur l’Internet et la téléphonie mobile, la direction générale d’Alcatel a préféré consacrer ses ressources à la reprise de l’américain Lucent et surendetter leur entreprise.

Afin de générer 1,2 milliard d’euros d’économie, Nokia va supprimer ces emplois dans ses filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN).Les suppressions de postes concernent les fonctions centrales et support basées en Ile de France et en Bretagne. Les fonctions recherche et développement ne seront « pas concernées » précise-t-on chez Nokia. Pas plus que les filiales dédiées au câblage et de radiofréquence. Pour l’instant est-on tenté de répondre.

Le Gouvernement est furieux. Le secrétaire d’Etat à l’industrie Benjamin Griveaux rappelle le groupe finlandais à ses engagements. C’est bien, mais malgré ces rodomontades martiales, cette affaire risque de souligner une fois de plus l’impuissance des pouvoirs publics face des entreprises davantage motivées par la distribution des dividendes que par les enjeux sociaux. Cette année, par exemple, Nokia a distribué 4,4 milliards d’euros à ses actionnaires.

 

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