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Pandémie et conjoncture, vers un scénario de l’asphyxie…? Péril en la planète…!

Il y avait le monde d’avant, viendra sans doute un monde d’après. Pour l’instant, c’est le monde « pendant » qui est vécu, lequel n’est pas sans rappeler le mécanisme des sables mouvants.

 DVSM, 2 mai 2020. C’est bien joli d’envisager ce que seront les lendemains de l’épisode du coronavirus. Il est malgré tout impératif de ne pas s’accommoder mais de sortir au plus vite de cette propagation virale qui a subitement rendu notre terre quasi inhospitalière. C’est par cette expression que serait qualifiée toute planète aux critères semblables à ceux de notre monde, lesquels en feraient un possible refuge, mais où il serait impossible de sortir à l’air libre sans risquer de tomber malade. Comme prise au piège, notre société oscille entre deux périls, celui de la maladie et celui de la ruine économique. L’un entraînant l’autre. Sans la maîtrise de l’agent pathogène, le schéma ne peut que devenir fort inquiétant. Adossés à des équations économiques sous forme de spirales infernales, il est facile d’imaginer que les pouvoirs politiques, quelles que soient leurs orientations, puissent en arriver tôt ou tard à prendre des mesures très impopulaires, non plus pour limiter les dépenses, mais stopper l’hémorragie.

Réduire les aides aux entreprises sinistrées, limiter les allocations dédiées aux chômeurs, ne plus payer intégralement les pensions de retraites, etc., les initiatives pourraient prendre très vite des aspects redoutables. Ce qui aurait pour effet de laminer les revenus, et d’en assécher les parts imposables. Une véritable marche vers une asphyxie économique capable de se révéler aussi meurtrière que l’infection. D’où l’impérieuse nécessité de relancer la machine économique, quitte à voir la pathologie reprendre vigueur. C’est cette phase qu’entament notamment les pays européens avec leurs déconfinements, selon des procédures qui globalement se ressemblent et sont presque synchronisés. Une phase qui n’est pourtant pas sans risque. Si, sous l’effet d’une plus grande circulation des individus, la contagion repart de plus belle, la rechute économique menacera tout autant. Les commentateurs, si les médias peuvent encore fonctionner, pourront à flux continu déplorer un confinement engagé trop tard et relâché trop tôt, cela ne changera rien à une situation de plus en plus périlleuse.

Voilà qui ressemble aux tentatives d’un individu, déjà prisonnier de sables mouvants, mais qui pense disposer d’encore assez de forces pour s’extraire de leur menaçante aspiration. Ne risque-t-il pas de s’enfoncer davantage en se remuant, croyant de la sorte échapper à l’inexorable enfoncement …? * Les aventuriers, les vrais, qui n’hésitent pas à se mesurer parfois au plus redoutables des périls, ont une devise : « il faut parfois risquer de mourir pour espérer survivre« . Heureusement que le pire n’est jamais sûr.

* Contrairement aux apparences, cette analogie a de quoi remonter le moral des plus pessimistes. Car, le saviez-vous, il existe des moyens pour s’extraire de sables mouvants. Explications ici.

Source DVSM

 

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