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PARIS AUDIO VIDÉO SHOW, le rendez-vous parisien des 19 et 20 octobre.

Ce fut le premier des loisirs « électroniques ». Plus d’un demi-siècle de passions, d’un commerce dynamique, d’un florilège de salons et rendez-vous.

 DVSM, 15 octobre 2019. On ne dit plus hi-fi, mais on écoute quand même. Et côté image, le cinéma à la maison fait recette. « Ne m’appelez plus Festival du Son« , mais Paris-Audio-Vidéo-Show, chanterait peut-être une star du baby-boom qui, comme beaucoup de ses contemporains, n’aime pas tout de ce nouveau siècle. Mais pour mieux se sentir à l’aise dans l’ère moderne –aussi pour mieux se faire identifier au-delà des frontières*-, celui qui fut aussi le « Festival Son et Image » est, selon la tradition, de retour à l’orée de la saison fraîche. Le loisir électronique le plus ancien reste source de bien des émois.

En fait, le Festival du Son, premier du nom, avait vu le jour en 1958. C’était l’époque où la haute-fidélité prenait son envol. En ces temps lointains, elle n’était devenue stéréophonique qu’en de rares occasions. Installée dans les couloirs, chambres et appartements de l’hôtel du Palais d’Orsay, aux craquements aussi prestigieux qu’emprunts d’une vétuste nostalgie, cette techno surgissante avait des facettes insolites, mais prometteuses, dans un environnement où le pétrole (et les étonnantes matières plastiques), l’atome (symbolisé à Bruxelles par un monumental édifice érigé pour l’exposition universelle de cette même année), et les premiers jets annonçaient un virage générationnel historique.

Gentiment reconduit au début des années 1970 jusqu’à la porte de cet hôtel promis aux démolisseurs, le Festival, alors organisé par la jeune « SDSA » (Société pour la Diffusion des Sciences et des Arts, une sorte de prolongement à peine voilé du groupement professionnel des industriels du secteur) avait d’abord trouvé un nouveau refuge au Palais des Congrès. Plus tard, et alors que ce monde de la hi-fi avait du mal à cacher quelques turbulences entre organisateurs de salons, l’événement migrait vers le CNIT, à Paris La Défense (appellation dans laquelle le nom de la capitale apparaît parce que l’endroit, lui, n’est pas dans Paris…), puis à la Porte de Versailles, (chassé du CNIT par les promoteurs) parc au sein duquel les organisateurs ont un moment rêvé d’une sorte de CES à la française. Tout cela est de l’histoire ancienne.

Aujourd’hui, le son est devenu mieux que « hi-fi », hi-res. La vidéo est armée de définitions d’images extrêmes. Plus les images sont piquées (terme de photographe, et non de pirate du web), plus les perspectives y sont profondes, plus les écrans sont fins et les noirs intenses. Le tout se consomme avec presque plus aucun support, arrivant numériquement sans risque de perte d’une qualité que, pourtant, des adeptes de plus en plus nombreux ne trouvent pas aussi chaud, onctueux, gouleyant que celui issu des meilleurs microsillons. D’où la plus inimaginable des des rencontres, qu’aucun spécialiste de la prospective n’aurait osé pronostiquer, du vinyle au streamng, tout se rencontre sur les bords de Seine. Tout cela est à voir et entende ce prochain week-end (19 et 20 octobre prochains), au Novotel Tout Eiffel et, à quelques pas de ce lieu, au New Cap Event Center**.

* Certes, les visiteurs sont plutôt de chez nous et comprennent mieux un intitulé explicite, riche d’un long passé, en langue de Molière. N’auraient-ils pas aimé que ne fut point oubliée l’appellation « Festival » (qui aurait au moins pu être conservée en sous-titre). Mais à l’étranger, se trouvent  les « headquarters » de certaines marques capables de dégager les ressources nécessaires pour une présence dans cette exposition. A condition d’avoir saisi le lieu et le sujet. Là se trouve probablement l’une des motivations du nouvel organisateur…

** Novotel Paris Tour Eiffel, 61 Quai de Grenelle 75015 Paris et New Cap Event Center, 3 Quai de Grenelle 75015 Paris. 19 et 20 octobre, 21 octobre, journée professionnelle.

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