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PARIS GAMES WEEK, la partie de 2018 est fort bien engagée…!

Le salon bat son plein à la Porte de Versailles.

En toile de fond, des bons chiffres, et toujours quelques angoisses à peine étouffées.

DVSM, octobre 2018 – Comment va le jeu vidéo…? Bien. Ce n’est pas une révélation. Et en toute logique, il faut s’attendre à ce que la foule soit au rendez-vous sur les 80.000 mètres carrés de la Paris Games Week 2018. Ce salon, ouvert depuis vendredi et qui se tient jusqu’au 30 octobre est depuis plusieurs années celui qui, en France, au sein de l’univers de toutes les familles de l’électronique de loisirs, attire et de loin le plus grand nombre de visiteurs*. En 2017, son organisateur revendiquait le franchissement de la barre des 300.000 entrées. C’est en synchronisation avec ce moment fort que le SELL**, organisateur, a dévoilé la dernière mouture en date de son « Essentiel du jeu vidéo », le très intéressant observatoire (à découvrir sur le site de ce syndicat professionnel).

Les chiffres les plus récents de cette activité y sont compilés, avec des statistiques de panélisation (désormais propres à la profession) et des enquêtes très révélatrices sur les adeptes du jeu, activité qui enregistrait en 2017 des recettes en progression de 18%, à 4,3 milliards d’euros, tous produits (machines, accessoires et logiciels) confondus. Ce document souligne que plus d’un Français sur deux joue régulièrement (74% occasionnellement).

On perçoit (aussi) dans ce qui est depuis la (presque) nuit des temps cette indicible obsession des professionnels de ce secteur craignant, du plus profond d’eux-mêmes, comme une sorte d’inéluctable disparition du jeu vidéo. D’où une insistance sur la présence de joueurs moins jeunes, de joueurs et de joueuses, etc. Héritage probable des premières heures de ce loisir qui fut à l’excès décrit et symbolisé par une vision peu réaliste de gamins joueurs captifs, victimes d’une addiction les éloignant du sommeil et d’un vécu au grand jour, les plongeant dans des univers de violence ou d’irréalité du monde et, au-delà, propre à leur gâcher définitivement la vie.

Heureusement, ce tableau apocalyptique a toujours été d’un excès presque suspect et peu crédible. D’où, dans ses observatoires successifs, cette forme d’onde qui semble flotter, donnant l’impression que le métier cherche à démontrer le concret de sa pérennité. Un peu comme si, quand un constructeur d’automobile dévoile ses statistiques, il rappelait en filigrane que son industrie ne va pas disparaître. Mais n’est-il pas finalement plus constructif de se prémunir contre une menace irréelle que de foncer tête baissée vers un précipice qui n’a pas été décelé…?

* Au moins 4 à 5 fois le score du salon dédié à la photographie, une pratique qui est partagée par un nombre très important d’individus, et sans doute plus que le jeu vidéo, notamment chez les seniors..

** Comexposium pour le SELL, Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs.

Source DVSM

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