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Parkings, quand les centres commerciaux virent au casse-tête au sens « large »…

La mise à niveau des installations destinées à recevoir les clients traîne. Un détail dont l’influence est trop souvent sous-estimée sur ce qui peut décider un client à (re) venir ou pas, craignant contorsions et éraflures…

 DVSM, 14 juin 2019. Qu’est-ce qui peut inciter un client à ne plus faire ses achats dans un centre commercial…? Les réponses à cette épineuse question s’orientent de plus en plus vers des points très concrets, qui dépendent bien davantage d’un certain agacement des chalands que des stratégies d’enseignes en offre, prix ou autres critères. Ainsi, le temps d’attente aux caisses, longtemps sous-estimé, est un facteur de bouderie désormais (et enfin…!) considéré comme essentiel.

La largeur des places de stationnement devient aussi un facteur important. Ceci d’autant plus que des centres n’ont absolument pas revu leurs dispositifs, autrement dit, le dessin des bandes blanches au sol, alors que les automobiles sont devenues de plus en plus larges*. Sur notre document, les deux automobiles côte à côte et bien proches l’une de l’autre, en attente de leurs propriétaires en plein shopping, ne sont pas d’un calibre exceptionnel. Celle vue à gauche est une même voiture quasi compacte, présumée « de ville », celle de droite est dans un gabarit conforme à des quantités de véhicules moyens, qu’ils soient SUV ou pas. L’ouverture des portières et l’accès à bord nécessitera un peu de gymnastique, et pour certains conducteurs ou passagers, il pourrait bien déclencher une motivation pour un abonnement à Comme j’aime. Pire, la blessure qui menace la carrosserie suite à une ouverture un peu optimiste en entraînera une autre dans la tirelire du propriétaire, soit directement soit dans la valeur de reprise quand sera venue l’heure du renouvellement. Avant de se mobiliser avec puissance pour le multicanal, certains décisionnaires seraient bien inspirés de songer au stationnement commode multi-véhicules.

La possibilité de garer un véhicule à l’abri des intempéries plutôt qu’en plein vent et sous les éventuelles projections vivifiantes de la moindre averse devient aussi un élément susceptible d’influer sur le choix des clientèles. Ce qui tombe bien, compte tenu des nouvelles contraintes réglementaires en termes de pollution des sols, qui désormais privilégient des parkings en sous-sol et superstructures. Dans ce sens, des zones telles que le centre V2 de Valenciennes –photo– (avec des superstructures réalisées il y a plusieurs années), Aéroville (Roissy CDG), Les Sentiers de Claye-Souilly (77), Carré Sénart (Lieusaint, 77) et ses installations fraîchement rénovées, le CC Atlantis (Saint Herbian, agglomération nantaise), La Toison d’Or (proche de Dijon), La Pare-Dieu (Lyon) sont au nombre des univers commerciaux qui disposent ou se sont dotés de ce qui permet de mettre au moins une part importante du trafic à l’abri des averses. Dans le même esprit, le sud du pays qui bénéficie d’un ensoleillement dont les gens du nord (de la Loire) sont jaloux, a tout à gagner en proposant des places à l’ombre, ce que fait fort bien, entre autres, Odysseum (agglomération de Montpellier, à la différence de Grand Sud ou Trifontaine, où l’effet de serre bouillonne dans les habitacles). 

 

* Cette évolution dans la taille des automobiles s’appuie sur celle bien identifiée de la taille des individus, résultant d’une alimentation devenue plus riche et peut-être d’autres facteurs génétiques plus complexes. La bonne vieille 2CV Citroën ne dépassait pas 1,49 mètre de large, alors que de nos jours, 1,80 mètre est devenu un standard. Les enfants sont souvent plus grands (et larges) que leurs parents. L’habillement a aussi, pour les mêmes raisons, revu il y a déjà longtemps la structure des tailles des vêtements.

Source DVSM

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