Accueil / Actualité / Photographie, comment profiter de l’appétit du public pour les prises de vues ?

Photographie, comment profiter de l’appétit du public pour les prises de vues ?

APN et smartphones réunis ont fait grimper d’une manière explosive la pratique du cliché. Une tendance qui tend la main à l’industrie et encore plus à la distribution.

DVSM, 25 mars 2020. En 2019, ce sont des dizaines de milliards de photographies qui ont été prises dans le monde, dont plus de 76 milliards en ne comptant que celles déposées sur Facebook, selon Consoblog. Soit à la fois beaucoup, et pourtant encore assez peu. En effet, les habitants de la planète seraient au moins 7,5 milliards*, et seulement un sur deux disposerait d’un smartphone performant.

Donc il reste, « bergeronnement » exprimé, beaucoup de grain à moudre, surtout si du camp smartphone, une part même modeste des clicheurs évolue vers une pratique plus intense et élaborée. Toutefois, une notion élémentaire semble parfois se perdre au fil des idées (et des rayons). La photographie n’est pas l’univers d’un appareil ou même d’un équipement, mais celui d’une activité. Professionnelle, de loisirs d’intense à occasionnelle, c’est à travers sa concrétisation que les offres perceptibles auraient le plus de chances d’aller au-devant des chalands. Une stratégie qui a visiblement du mal à se matérialiser dans les points de vente, où l’alignement d’une série d’APN agrémenté de très succinctes étiquettes reste la clé de voûte du merchandising.

Visiblement, et bizarrement surtout, dans des établissements où il n’avait pas été question d’économiser des mètres carrés pour proposer des systèmes de home cinéma, cela sans même évoquer les mises en scènes des sections cuisinistes. Oui, « mais avec des enjeux en CA plus importants« , rétorqueront certains professionnels. Voire. Car si l’on prend la photo dans son ensemble, c’est l’appareil utilisé pour les clichés, smartphone aussi bien qu’APN, qui orchestre la vie de l’optimisation de la prise de vue. Mais qui peut se prolonger de la conservation de celui-ci à court et long terme (finie la boîte à chaussures), de son partage, de son impression, de son exposition (sous cadre dans le séjour ou dans le couloir) etc.

Si tous les produits qui servent à cette activité existent, ils sont éclatés en mille et un points des rayons. Avec des absences qui frôlent le ridicule, comme celle, tenace, des imprimantes A3 et même A3+**, et des consommables qui leur sont destinés. Il était question de CA, nous y voici. Celui qui découle de la vente d’un APN correct, puis d’une belle imprimante, de quelques accessoires, de consommables et autres réalisations induites, peut sans rougir se comparer avec celui d’un équipement de cuisine acquis pour longtemps, sans la répétitivité qu’induit la photo, avec en prime un incontestable soutien du trafic de consommateurs masculins (même si les dames font aussi de la photo, nous y reviendrons bientôt).

Quant aux smartphones, arbitrairement et injustement catalogués uniquement « télécoms », soit bien loin de leurs multiples utilisations, même les pros et les amateurs aussi intégristes qu’éclairés doivent reconnaître qu’ils permettent désormais de faire d’excellentes photos, dignes de toutes les utilisations induites propres à l’univers de l’image. Les reléguer dans un ghetto de sous-qualité est désormais une erreur. Ils constituent une complémentarité avec les APN plus nobles, ou inversement. Et assurément, cette distinction ne peut-être une excuse pour rester dans un séparatisme d’une autres époque. Sauf si l’évolution positive du CA, dans un secteur qui en a bien besoin, n’est pas perçu comme une finalité constructive. Dans ce cas, tant pis.

* 2017, source ONU, plus près de 8 milliards à présent.
**
Que des fabricants, dont Epson tout récemment, persistent à présenter comme des machines dites « professionnelles » dans leurs communiqués, alors que l’intitulé « pour professionnels et amateurs passionnés » serait d’emblée plus constructif.

Source DVSM

A voir

Relance post-virus: Couacs…! Il en coûte… énormément..! Il est déjà plus que tard…!

Le temps passe, la saison estivale est là, et l'Hexagone est peut-être à deux doigts de son ultime bévue dans la gestion de la crise du virus, versant économique.