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PHOTOKINA, en évoquant 70 ans de vitrine de l’image, l’organisateur jette l’éponge…!

« Le smartphone m’a tuer…! » pourra s’exclamer, par la voix de ses animateurs, ce rendez-vous né en 1950 et dont KoelnMesse reconnaît aujourd’hui ne plus être en mesure de mettre sur pied un salon équilibré.

 DVSM, 30 novembre 2020. Personne n’ignorait, il y a quelques mois, que la Photokina, historique point de rencontre mondial de l’univers de l’image, serait un jour en mesure de retrouver les moyens de sa survie. Déjà, bien avant que ne surgisse la pandémie, KoelnMesse, puissant organisateur des salons de la cité allemande de Cologne, avait annoncé un report, un changement de date et un concept largement repensé pour l’exposition dédiée à la photographie. La prochaine édition, finalement annulée, était programmée sur quatre jours au cours de la seconde quinzaine du mois de mai 2022. Le coronavirus n’a certes rien arrangé, mais il faut admettre qu’il n’est pour pas grand chose dans ce renoncement, annoncé avec prudence comme étant « pour le moment ».

Très nuancé sur son analyse en évoquant 50% de recul du marché de la photo, KoelnMesse met en effet un genou à terre consécutif à un déclin qui est en réalité plus proche de 75 à 80% au niveau mondial, versant grand public. Plus personne n’ignore que les smartphones ont porté un coup fatal à la photo, grâce à des atouts que tout le monde connaît, et que les aptitudes des APN ne suffisent pas à combattre. Qui plus est, cette lourde et coûteuse mécanique des salons se trouve, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres et depuis plusieurs saisons (là encore, le virus n’est qu’un accélérateur), aux prises avec des industries devenues mondiales, et des groupes industriels estimant ne plus avoir les moyens de financer leur participation à de tels événements. Après avoir mobilisé les attentions pendant 70 ans, le célèbre rendez-vous de Cologne signe ce qui sera sans doute son acte de disparition définitif, ce qui n’est pas un présage réconfortant pour les autres salons.

Il faut ajouter que faute de ce genre de vitrines, bien des secteurs d’activité vont malgré tout devoir trouver, voire inventer, des moyens de substitution pour communiquer notamment envers les public. Pour la photo, on ne peut penser qu’à la distribution, physique naturellement, où peuvent se déclencher des motivations, grâce à des aspects didactiques et démonstratifs, bien loin de l’aspect statique et laconique des linéaires d’aujourd’hui. Sommes-nous dans l’un de ces présents que l’on a du mal à situer entre la fin d’un passé et le début d’un futur…?

Source DVSM

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