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Photokina, ultime ambiance d’automne pour les 10 ans de l’hybride…

Quelques larmes couleront-elles aujourd’hui à Cologne, pour la dernière édition automnale du plus célèbre salon dédié au marché de la photo…? Un marché qui, de la cime, est tombé dans l’abîme…!

 DVSM, septembre 2018 – Prise entre le marteau et l’enclume, soit le smartphone et l’hybride... La photo n’est plus ce qu’elle était. Et pourtant, jamais par le monde les individus n’auront fait autant de clichés, auxquels il faut ajouter la vidéo. Larmes sur un passé révolu…? Larmes sur un événement que l’on aimait bien…? Pour les organisateurs du salon comme pour les professionnels, c’est le futur qui soulève de sérieuses interrogations. En 2008, lorsque Panasonic a osé le premier de tous les APN hybrides, il y avait encore dans cet univers des individus doutant du succès définitif et absolu du numérique. Mais en immense majorité, tout ce secteur d’activité soufflait de soulagement. Tué par l’électronique, l’appareil photo nourri aux électrons était remonté au top du top. Ouf, on avait eu chaud…! Certes, la chimie semblait déjà dans une bien mauvaise passe. En revanche, l’APN non seulement relevait le gant, mais laissait s’écouler des volumes que l’argentique n’aurait pas osé espéré.

2018, des volumes divisés par 5 en 10 ans…! Ayant triomphé d’un adversaire historique et surpuissant, en juillet 2008, l’industrie enregistrait sur 7 mois la vente de 63,7 millions* d’appareils, au niveau mondial. En 2018, pour les même 7 premiers mois de l’année, ce total n’est plus que de 11,2 millions* de pièces. Un total divisé par plus de 5, parce qu’un nouveau compétiteur, dont le succès, en 2008, n’aurait été pronostiqué par personne est venu tout changer. Une réalité qu’il n’est pas inutile de rappeler, même si tout le monde ou presque en a conscience. Une autres stratégie aurait-elle été mieux adaptée à la riposte…? Rêvons un court instant… Fallait-il faire de l’APN l’instrument de communication qui aurait privé de smartphone de tout espoir de développement…? Trop tard pour le savoir. Il reste à sauver ce qui peut encore l’être ou, pour dire les choses d’une manière moins « ambiance de naufrage », développer ce que sont aujourd’hui les nouvelles bases de la prise de vue…

Le « mirorless » (sans miroir) est passé de la réputation du vilain petit canard à celle de l’ultime formule salvatrice.  Quand Panasonic, qui ne manque pas de le rappeler, a dévoilé (lors de la Photokina 2008) son premier hybride, la démarche était logique, même si les pros « pur jus » doutaient de sa pertinence, avec même un certain dédain. Plus de film, donc plus besoin de la place jadis occupée par les deux bobines de film (les profanes disaient « pellicule », certains pros préférant la « péloche »). L’encombrement dégringole. Le capteur électronique, à la différence d’un film non exposé, ne craignant pas de voir la lumière, plus besoin non plus de la délicate et pointilleuse mécanique du reflex. Cependant, des célébrités du monde du cliché ont pris leur temps pour y venir. Comme si la réputation de Canon, l’image de Fujifilm ou l’aura de Nikon allaient en souffrir. Pfff…

L’heure du plein format sonne, pied de nez au concurrent « smartphonique ». C’est une sorte de « suis-moi, si tu peux…! Bien réel, le jour où il sera possible d’intégrer dans la taille fine d’un iPhone ou de l’un de ses concurrents un capteur aux dimensions physiques du film 24×35 n’est pas arrivé. Il y va de la quantité de photons (lumière) perçue, précision de l’image à la clé. C’est une piste pour remettre de la distance entre le monde des pixels et celui des mails, certainement, pour l’heure, l’une des plus pertinentes. Panasonic présente justement son plein format, comme d’autres l’ont déjà fait. Et la vie continue, tandis qu’au moins un nouveau venu se fait remarquer à Cologne. Il s’appelle Huawei… Cologne qui, déjà, regarde avec lucidité la belle saison 2019 venir, avec la nouvelle formule…

* Source, Cipa Index

Source DVSM

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