Accueil / Actualité / Polémique occultante sur les batteries des automobiles électriques…

Polémique occultante sur les batteries des automobiles électriques…

La supposée et très lourdement affirmée bonne réputation de l’auto électrique pour l’énergie planétaire n’a rien d’un sujet apaisé. Echos sur fond d’énervements…

DVSM, 1er juin 2022. Navigue-t-on entre vive controverse et amorce de scandale dans ce dossier du véhicule nourri aux électrons…? Ca informe, ça désinforme, on affirme, on rectifie… Quelles que soient les divergences sur l’évaluation des tonnes de minerai et de terres qui sont à bouger pour en fabriquer les batteries, un point reste parfaitement connu. Une Tesla de haut de gamme est alimentée par 600.kg d’accumulateurs Li-Ion,  ce qui revient à dire qu’en plus des passagers installés dans les fauteuils de la berline, celle-ci transporte en permanence dans ses entrailles l’équivalent de 8 personnes (d’un poids moyen de 75kg). Les 300.kg dont se contentent certaines petites citadines aux autonomies minimalistes en font tout autant avec 4 personnes fictives sous le plancher. D’emblée, à charge identique, une auto électrique nécessité donc beaucoup plus d’énergie, d’une manière purement physique, que n’importe quelle thermique. Pour les ingénieurs et techniciens, voilà un problème qui rappelle celui qu’a connu jadis l’aéronautique.

Pour augmenter le rayon d’action des avions, il fallait accroître la quantité de carburant emporté, d’où une surcharge nécessitant plus de puissance (donc plus de moteurs) et donc plus de poids, nécessitant plus de puissance… et ainsi de suite. La solution est venue d’une multitude de solutions, allant de l’allègement de l’avion (des infrastructures jusqu’au poids de chaque siège…), l’affinement de son profil (pour réduire la « trainée », qui n’est pas le surnom d’une hôtesse, mais le vrai non de ce que familièrement, on appelle la résistance de l’air), le rendement des moteurs, etc. Aujourd’hui, un avion moderne consomme moins de carburant aux 100.Km par passager que la plus économe des automobiles. De cette rapide comparaison, et des évidences tangibles, il est difficile de comprendre comment des responsables politiques peuvent décider d’interdire d’autres véhicules qu’électriques alors que pour l’heure, ceux-ci sont bien loin de répondre aux nécessités d’un trafic routier dans son ensemble. Précipitation politique uniquement, ou affaire plus spéculative qu’on l’imagine…?

Source DVSM

 

A voir

Redevance et AV public : quand tout pourrait changer, mais que de fait, rien ne changera…

La suppression désormais hautement probable de la redevance, un vrai soulagement pour bien des économies de ménages, ne change en rien pour le fond, puisque c'est toujours le contribuable qui finance.