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Possibles menaces sur les emplois masculins…

Et revoilà Carl Benedikt Frey et ses prévisions, parfois glaçantes. Messieurs, accrochez-vous…

Comme le disait en substance l’humoriste Pierre Dac* avec beaucoup de sagesse : »faire des prévisions est un exercice difficile, surtout quand elles concernent l’avenir ». Bien plus pertinente est la formule du cinéaste Claude Lelouch.: « les choses ne se passent jamais comme on croit qu’elles vont se passer ». Depuis l’émergence des techniques numériques et la métamorphose des communications entre humains, il apparaît clairement que de nombreuses choses sont entrées dans une phase colossale de changement. Au-delà de ces moyens de communication, se développent aussi les automatismes (robots), eux-mêmes sous influence de ces communications à distance. Ce constat que tout le monde observe ne peut avoir que des conséquences majeures sur la vie de tous et à long terme.

Pour se situer encore plus dans la réalité, il s’avère que rien, dans le futur, ne sera identique au monde d’avant. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau. Les grandes conquêtes techniques des siècles passés ont radicalement transformé les conditions de vie pour tous. Et cela bien au-delà de progrès simples et pourtant impressionnants. Par exemple, il serait très incomplet d’affirmer que la seule conséquence de l’arrivée de l’électricité à l’orée du 20ème siècle aurait été d’en finir avec les lampes à pétrole, apportant de l’éclairage immédiatement activable partout, à la maison, dans la rue, etc. Et pourtant, quelle transition, avec d’évidents changements dans le travail de ceux qui fabriquaient et vendaient ces lampes, pour les allumeurs de réverbères, etc.

Carl Benedikt Frey, suédois brillant que l’on décrit comme un économiste et qui intervient et publie de tous côtés, avait il y a 5 ans fait circuler un grand frisson dont on se souvient encore, en établissant une prévision impressionnante. Selon lui, 47% des emplois aux USA étaient menacés par la révolution numérique, les initiatives dans le style Uber, etc. On ne peut que saluer cette précision, qui a sans doute alimenté en arguments de nombreux intervenants (notamment parmi les acteurs politiques en quête de conquêtes) estimant que, progrès technique aidant (ou menaçant), il n’y aurait bientôt plus rien à faire ou si peu de choses qu’il serait utile de préparer les rémunérations du « ne rien faire ». Mouais… Heureusement, d’autres observateurs ont corrigé le tir, en soulignant que si des emplois, et même des métiers, risquaient effectivement de disparaître, d’autres ne manqueraient pas d’émerger. Combien, quand, comment ? Voir la formule de Claude Lelouch citée plus haut.

Cette fois-ci, ce conférencier observateur et prophète indique qu’à terme, le mâle est fait…! Ou refait, car ce sont les emplois des hommes qui sont menacés en priorité. Pas n’importe lesquels, mais ceux des individus ayant un niveau de formation intermédiaire, et sont d’un âge moyen. Ceux-ci risquent soit de perdre leurs emplois, soit de se voir contraints d’accepter des tâches d’un niveau inférieur à celles qu’ils accomplissaient, et d’être moins bien rémunérés. P’têtre bien qu’oui, p’têtre bien que non.

Que le changement soit au programme, et comme cela vient d’être évoqué, aucun doute. Que des salariés risquent de devoir évoluer dans leurs fonctions professionnelles, comment le nier…? Une carrière s’étale sur environ 45 ans. En 1973 donc il y a 45 ans), bien peu de ce qui s’est développé depuis existait. Techniquement, mais aussi dans tous les domaines, y compris sans transformation technique.

Et donc, depuis, que de changements… ! Il n’est pourtant pas nécessaire de remonter si loin dans le temps pour constater ce que des innovations peuvent engendrer. En 2007, soit il n’y a que 10 ans et quelques semaines, apparaissait le smartphone. Alors que celui-ci n’avait presque pas été anticipé et encore moins les conséquences de son avènement, il est  à présent bien difficile de faire la part entre ce qu’il a fait disparaître (dans de grandes proportions, le courrier, la photo même numérique, etc.) et ce qui est né grâce à lui (industrie des applis, réseaux sociaux, la fonction d’auto-entrepreneur…).

Et pourtant, il ne s’agit plus de prévisions, mais de mesures de faits accomplis. En réalité, personne ne sait, même pas Carl Benedikt Frey, ce que sera cet avenir totalement plongé dans le numérique et, peut-être, par encore d’autres évolutions ou révolutions techniques qu’il est impossible d’exclure. Après Pierre Dac et Claude Lelouch, écoutons plutôt Jean Gabin qui, dans une chanson bien connue, reconnaissait que « ce que l’on sait, est qu’on ne sait rien ». Y.D.

Source DVSM

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