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Pourquoi le Made in France reste-t-il un levier compétitif ?

À l’heure de la mondialisation des échanges, les notions de production et de fabrication occupent une place de premier plan au sein des stratégies de développement des entreprises. Dans ce contexte, force est de constater que nombre d’entre elles, après avoir été séduites par les sirènes de la fabrication dans les pays à bas coût, semblent revoir leur approche pour réintégrer tout ou partie de leur production en France et ce, même dans des domaines touchant à des secteurs traditionnellement portés par l’Asie par exemple : accessoires, etc.

Mais pourquoi un tel revirement de situation ?

À ce stade, plusieurs réponses existent et expliquent que le Made in France se développe à grande échelle. Concrètement, les motivations réelles des industriels ne se cachent pas uniquement dans les éléments marketing traditionnellement mis en avant : l’artisanat, le luxe et le savoir-faire, etc. Bien entendu, de tels arguments sont frappés de bon sens, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à justifier le changement de politique industrielle d’une entreprise.

Dans ce contexte, les notions d’agilité, de proximité, de disponibilité, de culture, de cycle d’approvisionnement et de réactivité sont autant de données à prendre en considération pour comprendre l’intérêt du Made in France.

En effet, il ne faut pas uniquement raisonner dans une logique de coût unitaire de production, mais prendre tous les éléments de la chaine avant qu’un produit ne se retrouve sur le linéaire d’un point de vente. Sur ce simple exemple, l’on comprend rapidement que lorsqu’on cumule les frais de transport, les temps de fabrication, les risques liés à une mauvaise exécution faute de compréhension entre les équipes… l’intérêt de fabriquer son produit dans des pays à « bas coût » peut perdre de son intérêt, notamment pour les produits qui bénéficient d’un cycle de vie court.

Sur ce dernier point, un retard en approvisionnement peut coûter très cher, voire dans certains cas extrêmes contribuer à des déréférencements. Travailler avec des concepteurs français permet de réduire ce risque et d’être plus agile dans le pilotage de ces processus de fabrication, de réassort, etc., et plus globalement dans la bonne exécution de sa Supply Chain.

Nous pouvons également aborder les aspects liés à la production de « petites » séries de produits. Ici encore l’intérêt du Made in France est à étudier. En effet, opter pour une stratégie de production dans des pays à bas coût est plutôt orienté sur une approche centrée sur le volume. Il sera alors difficile d’obtenir une réponse pertinente et financièrement compétitive pour de petites productions.

À travers ces quelques éléments, l’on comprend plus facilement pourquoi le Made in France va continuer de se développer ces prochaines années. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce scénario qui permettra de créer toujours plus de dynamisme à l’échelle nationale et d’agilité dans le fonctionnement des entreprises.

Par Michel BASSOT, Directeur Général de Bigben Connected

 

 

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