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Pouvoir d’achat, vouloir d’achat, devoir d’achat…

Au mieux, ils agacent, au pire, ils angoissent…!

Les discours à propos du pouvoir d’achat fusent de tous côtés. Avec un onctueux mélange de langue de bois et de fourbe mensonge. Mais les individus ne sont pas stupides.

DVSM, octobre 2018 – Les politiques sont d’incorrigibles bonimenteurs.  « Mon pouvoir d’achat se rétrécit » soulignent certains citoyens. Comme par exemple ceux qui, exclus (environ 20% des foyers fiscaux) de la réduction de la taxe d’habitation, s’aperçoivent que, pour eux, ce prélèvement vient même… d’augmenter…! Inflexibles dans leurs affirmations, les responsables campent sur leur position, se félicitant d’une progression d’une supposée capacité à dépenser. Chacun notera ce changement de formulation, utile pour la suite. Puisqu’en réalité, il existe bel et bien des notions aussi complémentaires qu’antagonistes. Comme une base théorique, le pouvoir d’achat, façon INSEE, est le fruit d’une évaluation purement arithmétique qui ne peut se transposer dans le concret.

Parallèlement, il y a ce que l’on pourrait baptiser le « vouloir d’achat », qui n’est pas forcément assimilable à un caprice dépensier. Acheter des souliers pour les enfants, un nouveau lave-linge pour remplacer celui qui tombe en panne sans cesse, des pommes de terre… C’est la vie au quotidien. Laquelle se trouve face à un obstacle, concrétisé par le « devoir d’achat », cette catégorie de dépenses sempiternellement remise sur le plateau de tous ceux qui communiquent sous l’expression de « dépenses contraintes ».  Comme les dépenses d’énergie pour se chauffer, s’éclairer, se rendre au travail, d’eau pour quelques ablutions, etc. Une catégorie qui ne cesse de devenir de plus en plus coûteuse, notamment du fait de… l’alourdissement de la fiscalité qui l’accompagne. Cette dernière ne faiblissant ni sur le salaire ou la retraite, la taxe foncière, la redevance pour l’audiovisuel public, et beaucoup d’autres grenailles errantes de notre inimitable « impôtsture » à la française.

Résumons : le pouvoir d’achat est raboté par un devoir d’achat de produits et services dont les citoyens ne peuvent se passer, significativement et généreusement grevés par les taxes qui y sont attachées. Et vous voudriez que les consommateurs déboulent en masse pour s’offrir qui une TV OLED, qui un nouveau smartphone, qui un compact expert…?

Source DVSM

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