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Presse en ligne, des perspectives plus obscures, faute d’accès souple pour le lectorat.

Campée sur ses positions, la presse écrite qui se prolonge via une diffusion en ligne est dans une passe qui pourrait fâcheusement accroître sa vulnérabilité. 

DVSM, 8 septembre 2020. Il suffit parfois de quelques semaines pour que des situations évoluent. C’est peut-être ce qui est en train de se produire en cette période de rentrée, pour les publications sur papier, ou plus largement encore « la presse écrite », laquelle semble ne pas réagir pour conserver un potentiel satisfaisant de lecteurs, autrement dit lui permettant d’avoir des recettes publicitaires et de lectorat ne mettant pas en péril grave sa vie économique, voire survie. Pour résumer très schématiquement, la plupart des titres, tant en presse quotidienne que magazine, apparaissent bien sur le net, mais n’offrent aux lecteurs, pour lire ne serait-ce qu’un article, qu’une option : s’abonner ou quasi rien…! Catastrophique…! Ce qui n’a plus rien à voir avec l’accès « d’avant », en kiosques ou linéaires de points de vente spécialisés (Maisons de la Presse, linéaires dans la distribution, points presse dans les gares et aéroports, etc.). En clair, c’est la consultation sans achat, certes, hantise de tous ceux qui veulent des rayons propres et bien rangés, mais aussi le meilleur cheminement vers l’achat au numéro qui a disparu. Lequel reste impossible en ligne, sauf dans de rares exceptions dont nous n’avons d’ailleurs pas connaissance.

Mais tout aurait donc évolué si vite…? Ce sujet était en effet abordé ici il n’y a que quelques semaines. Ce qui fait presque soudainement basculer la vision sur cette facette de l’information tient à la situation sanitaire et donc économique dans laquelle se déroule cette rentrée 2020. L’espoir, pour ne pas dire certitude, d’un mois de septembre où les ennuis liés au virus auraient été presque relégués dans le domaine des souvenirs, laissant place à un retour à une situation normale, s’est évanoui. Les spécialistes croisent le fer sur des questions de vocabulaire. « Nouvelle vague » ou « rebond de la contamination », mais avec en toile de fond l’obligation vigoureusement étendue du port du masque, peu importent les mots, l’inquiétude est de retour. Un malheur des formules n’arrivant jamais seul, on s’étripe aussi sur les nuances entre violence et ensauvagement, insécurité ou seulement sensation, et autres sujets de société qui n’arrangent rien côté commerce et plus généralement économie. Et, en conséquence directe, sur les investissements publicitaires.

Même les transports sont touchés. Après une légère reprise au début de l’été, des compagnies aériennes réduisent leurs programmes, faute d’un nombre suffisant de voyageurs, tandis que les chemins de fer constatent des taux d’occupation plutôt maigrichons. Moins il y a de passagers dans un TGV ou un Airbus, moins il y aura de ces voyageurs ayant acheté de quoi lire durant le trajet. Pour les allées et venues entre le domicile et le travail, crainte de la contagion aidant, nombreux ceux qui optent pour d’autres moyens que les transports en commun. On ne lit pas un quotidien en vélo, ni en conduisant une auto, éventuellement acquise d’occasion tout récemment (les ventes de ce type ont explosé au cours des semaines récentes), dans cette optique de l’évitement du virus. Les événements et les multiples animosités de cette même rentrée tendent en revanche à renforcer la présence des canaux d’information audio et vidéo. Les journaux et magazines ont-ils encore la possibilité de se mettre à la page dans ce contexte…? Attention aux situations de non retour…!

Source DVSM

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