Accueil / Actualité / Presse papier, presse en ligne, l’information à la page a ses revers…

Presse papier, presse en ligne, l’information à la page a ses revers…

Il manque encore quelque chose d’essentiel à la presse en ligne, pour amorcer une lutte équilibrée avec le papier, pour l’heure concurrencé mais incontournable.

 DVSM, 21 mai 2019. Des chiffres récemment dévoilés démontrent que doucement, les performances de la presse sur papier s’émoussent. Attention cependant aux analyses partielles et aux conclusions hâtives. L’irruption de tout ce qui peut se consulter en ligne a une influence mal cernée, mais inéluctablement importante. Ce en plus de la possibilité de lire de nombreux titres, quotidiens ou périodiques, via des offres regroupées et très avantageuses. Il n’y a pas de parallèle possible entre ce que coûte un accès à SFR Presse (par exemple, soit une dizaine d’euros par mois, 5 pour les abonnés SFR, permettant de lire des dizaines de quotidiens, hebdomadaires, mensuel…), et le classique papier. Au cours des années récentes, les chaînes d’information ont aussi pris une place dans l’ensemble de l’actualité accessible.

Et pourtant, si elles s’érodent, les recettes de la presse en kiosque et abonnement « boîtes aux lettres » restent non négligeables. La dématérialisation sans pitié est au ralenti. C’est bel et bien l’accès qui sert de pierre angulaire à cette évolution que beaucoup croyaient menaçante à très court terme, et ne s’écoule qu’au compte-gouttes. Tout cela parce que la presse en ligne ne permet pas encore un achat au numéro, réalisable après avoir feuilleté les pages d’un magazine, l’avoir reposé, en avoir exploré un autre… Des analyses de lectorats ont depuis longtemps démontré que ces lecteurs « fidèles », souvent évoqués, sont très majoritairement ceux qui achètent, notamment pour les hebdos et les mensuels, un numéro sur deux, sur trois, sur quatre, un « de temps en temps ». (La presse quotidienne n’est pas sur le même registre). Quant aux aspects pratiques, comme la possibilité de consulter plusieurs pages distantes d’un seul geste, quelques doigts suffisants à jouer les signets provisoires, ils sont bien compliqués à dupliquer sur un smartphone ou une tablette.

Pour les éditeurs, voilà une sorte de miroir à deux faces. Avec une dématérialisation qui fait sauter les coûts du papier, de l’impression, du brochage, de l’acheminement vers les kiosques et de la reprise des invendus, du routage vers les abonnés, sans même évoquer les soucis liés à la mise en place (qui doit se plier aux mouvements de foules, notamment lors des périodes de congés). Que du bonheur…! Mais une dématérialisation qui revient à s’exposer aux quatre vents de l’info diffusée à tout va, et à des recettes sous pression, les acteurs proposant des offres de presse en ligne n’achetant pas les journaux au mêmes prix et conditions que le fait le quidam, le matin, qui boit son premier café en lisant son quotidien encore tout graisseux d’une encre passé à la « roto sans sécheur ».

Source DVSM

A voir

E3, Los Angeles, nouvelles voies d’eau dans l’univers des grands salons…

Quand un leader historique décide de ne pas investir dans un événement supposé influent à l'échelle planétaire....