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Problèmes de cellules, cellules vides qui n’amusent plus les galeries…

Mais alors, plus du tout. La nature a horreur du vide. Il en va de même pour le centre commercial, au sens large. Aujourd’hui, l’art d’habiller les trous est à son sommet. Il fait un peu illusion pour le profane mais, telle une arme à double tranchant, inquiète l’investisseur comme l’entrepreneur. La peur du vide, quoi de plus naturel…?

 DVSM, 13 mai 2019 – À parcourir les galeries marchandes de pays du Nord au Sud  et d’Est en Ouest, le regard s’aventure vers un constat. Il y a beaucoup, beaucoup, pour ne pas dire… beaucoup de cellules vides. Plus, semble-t-il, bien qu’il soit très difficile de trouver des statistiques fiables sur le sujet. Toutes ensemble, et selon une évaluation par conséquent un peu théorique, ces surfaces « disponibles » (cela fait mieux que « abandonnées ») ne sont sans doute pas loin de traduire des jets de l’éponge et des suppressions d’emplois dont la somme est arithmétiquement aussi préoccupante que celle des restructurations annoncées par de grandes enseignes, assez récemment et, comme de l’info croustillante, largement reprises par les médias. Dans les surfaces modestes, comme les 80 et quelques mètres carrés de notre photo*, ce ne sont souvent que deux, trois ou quatre professionnels qui subissent les conséquences d’une consommation anémique. Mais de jolis panneaux adroitement créés dissimulent aussi des surfaces bien plus vastes, où vivaient des enseignes plus conséquentes. Avec des suites sociales elles aussi plus importantes. Et qui plus est, déjà des dommages… anticipés.

Quel investisseur, quel créateur ou gestionnaire ne se laisse aller au doute et à d’élémentaires réflexes de prudence lorsqu’il explore des lieux où les masquages se font nombreux…? Ces cache-misère deviennent autant de signaux de danger… Le centre « tourne-t-il » sereinement…? Nous y voilà. Le vide, sans le moindre doute, attire le vide. Aller à la recherche de l’information, la vraie, celle du terrain, celle des voisins, n’arrange rien. Entourés de quelques naufrages, des exploitants qui résistent sont en général prêts à lâcher ce qui leur tient à cœur. Des agrandissements sont interprétés comme des échecs dont l’enchaînement en cascade n’est jamais très éloigné des angoisses. A la rencontre de certains de ces professionnels, c’est une sorte de vertige qui transpire des avis exprimés, le plus souvent sans détour. Pire, l’ambiance, au fil des années, a changé. Ainsi, quand une moyenne ou grande enseigne en arrivait à fermer ses portes et à laisser pour compte (ou plutôt solde de tout compte) ses collaborateurs, chacun imaginait déjà qu’un nouveau venu prendrait inéluctablement le relais, redonnant à l’ensemble des « masses salariales » un niveau comparable à celui ayant précédé la fermeture. Désormais, c’est le spectre d’un espace restant inoccupé durant des mois, voire plus, qui domine. Avec, puisqu’il n’y a rien à voir, moins de trafic, moins de commercialité. Comme une contagion…  Sans vaccin.

* Photo prise dans un centre commercial en périphérie d’une grande agglomération provinciale, avec un grand hyper en locomotive, qui comporte un bon nombre de cette même annonce, et vit avec une extrémité de galerie entièrement inoccupée. 

Source DVSM

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