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Quand des drones volent plus bas que les pâquerettes…

Il y a drone et drone. Problème de vocabulaire. Entre les équipements militaires propulsés sur les théâtres d’opérations et les joujoux pour aéromodélistes, ou encore photographes et vidéastes mêlant pixels et sensations fortes, quelle distance…!

 DVSM Octobre 2018 – « Ca plane pour moi…! » pouvaient chanter les acteurs du segment du drone. Les choses ont un peu changé. Nous avions récemment mentionné la position prudente de GfK pour les mois à venir, et ce que l’on voit dans les rayons n’est pas forcément de nature à rassurer. Certes, en volumes, il est possible de s’attendre à des chiffres assez musclés. Mais en valeur, l’invasion de modèles à très bas prix (39 euros, photo…!), qu’il conviendrait au minimum de désigner par la formule « drones jouets d’entrée de gamme » vient à son tour brouiller les pistes. Ces petits objets volants ne sont cependant pas sans intérêt. Ils servent à jouer, comme ce fut le cas il y a quelques saisons avec les hélicoptères télécommandés. Bien sûr, connectés à rien, dépourvus de tout équipement de prise de vue, ils n’ont rien à voir avec de véritable drones.

Il n’est pas inutile de le rappeler, un drone n’est pas seulement un objet volant pilotable ou autonome. C’est aussi et avant tout un instrument ou équipement ayant en plus de son aptitude à évoluer dans les airs une utilité, ou encore, « une mission ».  En matière militaire, inutile de préciser davantage. Pour les amateurs, résumée dans l’expression « prise de vues », la mission peut être de la photo, de la vidéo, ou extension de cette notion de base, de l’observation. Ou en est une toiture, repérer l’état d’un sentier lors d’une randonnée,  etc. Dans cette optique, le drone franchit sans transition la frontière invisible entre utilisations grand public et professionnelles. Surveillance routière, livraisons de colis, gestions agricoles, etc…

La confusion ne viendrait-elle pas du nombre de rotors…? Comme si tous les drones étaient des équipements mus par des rotors…! Les militaires, encore eux, utilisent des drones qui sont de véritables avions à réaction autonomes, parfaits pour aller effectuer des reconnaissances (ou plus) sur des secteurs dangereux sans notamment risquer la vie de pilotes. Pire, pour cette turbulence du vocabulaire, il existe aussi des drones qui… ne volent pas…! Lorsque, pour le public, et à l’initiative de Parrot, sont arrivés les premiers drones d’amateurs, ceux-ci étaient dotés de quatre rotors, formule permettant d’assurer une bonne stabilité dans le vol contrôlée électroniquement. Théorème n°1, Tout ce qui possède 4 rotors n’est pas forcément drone, tout ce qui est drone n’est pas forcément doté de 4 rotors. Théorème n°2, Tout ce qui ne sert qu’à voler sans autre mission reste aéronef, et ne fait qu’usurper l’identité d’un autre objet s’il se baptise drone. Bon, d’accord, allez donc expliquer ça à des clients…!

Source DVSM

 

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