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Qui se sent en sur-consommation ? Et donc, déjà en situation de faute présumée…?

C’est l’un des leitmotivs dont est truffé le rapport de la Convention Citoyenne pour le Climat, dans lequel sont préconisées des mesures dont l’économie pourrait encore plus souffrir que d’un méchant virus.

 DVSM, 5 août 2020. Qui aura le courage de lancer un sondage sur échantillon représentatif de la population française avec cette question : « Selon vous, vous sentez-vous sur-consommateur, normalement consommateur, consommateur s’imposant quelques limites, ou franchement en sous-consommation subie ? » Cet éclairage pourrait être intéressant, alors que parmi les pages du rapport où figurent les fameuses 150 propositions, les allusions à une hypothétique sur-consommation non seulement ne sont pas absentes, mais semblent même constituer une sorte de fil conducteur des travaux de cette assemblée inattendue.

Dans une nation où l’obligation de créer dans nos villes et villages 20% de logements sociaux, voire 25%, ce qui revient à admettre qu’un cinquième à un quart de nos semblables ne peuvent se loger sans l’aide des autres, voilà au moins une proportion de la population qui se trouve à mille lieues de ce soupçon de conso excessive. Chacun se souvient aussi de l’explosion spontanée des gilets jaunes, non provoquée par les innombrables revendications croustillantes proférées dans la suite du mouvement, mais bel et bien par l’ajout pour cause de nouvelle taxation de quelques centimes de plus à la pompe pour des millions de concitoyens (à la porte desquels le passage du train n’est pas pour demain) et ayant besoin d’un véhicule pour leurs trajets domicile travail (ainsi que pour emmener les enfants à l’école, faire leurs approvisionnements réguliers, etc.). Que ne leur a-t-on proposé la bicyclette…!

Dans cet élan bizarre, la même convention émet des souhaits qui supposent bien des suppressions d’activités (comme l’essentiel de la publicité) ne pouvant que conduire à des réductions de l’emploi. Serait-ce une manière de plonger des quantités d’individus dans cette sous-consommation à laquelle sont contraints ceux qui ont du mal à faire leurs fins de mois, une situation qui n’est pas seulement partagée par ceux qui entrent dans cette catégorie assez floue des « plus défavorisés » ? La réalité des niveaux de consommation se traduit par la subsistance de nombreuses zones géographique de la planète où l’accès à une consommation minimale est un rêve, de même qu’à l’accès à des éléments que, justement, une consommation soutenue permet de financer, comme l’éducation pour tous, des systèmes de santé, de retraites… En réduisant l’activité économique, la conséquence ne peut arithmétiquement être qu’une régression des moyens destinés à ces prestations, pourtant encore insuffisantes dans pas mal de points spécifiques. Quant à l’équation visant à relocaliser des activités industrielles pour fabriquer des produits et des équipements dont il faudrait parallèlement réduire la consommation, elle relève d’une mathématique sans doute seulement compréhensible qu’une fois accomplie l’absorption dans un trou noir. Trou noir vers lequel nous nous dirigeons peut-être…

Source DVSM

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