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Recrutements difficiles, l’impact démographique est-il oublié…?

Le territoire souffre de deux mots majeurs qui semblent antagonistes, mais sont-ils analysés comme ils le devraient…?

 DVSM, 3 septembre 2019 –  Et ça recommence…! Côté pouvoir, c’est une fébrile veillée d’armes. Entre réformes électriques et précautions pour une rentrée tranquille, ça tangue énormément…! La consommation que certains s’époumonent à décrire comme relativement correcte, n’est en fait pas si florissante qu’espéré, voire encore moins que cela. On recherche en vain où, dans les ventes de la distribution, ont pu partir les quelques milliards lâchés pour tenter de calmer les esprits, le gilets et les avenues. Cherchez plutôt du côté des pompes à essence… Et dans ce drôle de climat (à lire dans le même sens que « dôle de guerre ») subsistent deux défaillances, le taux de chômage qui reste très élevé, en dépit des rectifications de comptage, et la peine que de nombreuses entreprises éprouvent à trouver des collaborateurs. Il est probable que ces deux handicaps ne soient pas autant liés l’un à l’autre qu’on l’imagine.

Il se pourrait en effet que la difficulté dans les recrutements soit tout simplement, comme la pénurie de médecins et quelques autres manques étranges, liée à la démographie. Le baby-boom a réellement commencé en 1947. Pas besoin d’une calculette pour comprendre que 7 décennies plus tard, c’est d’ores et déjà entre 5 et 10 classes d’âges qui sont entrées dans « l’après-carrière ». Mais ces individus, retraités, sont toujours là, vivant, consommant… Générant des besoins (notamment médicaux), ils nourrissent une demande composite, à laquelle les générations suivantes, nettement moins nombreuses, ne peuvent répondre numériquement. Moins de médecins en activité, et plus de gens à soigner… Les « basses-eaux » les plus faibles de la natalité se sont concrétisées avec acuité vers les années 1974-1976. Les « quadras » ne sont pas assez nombreux… Il n’en faut pas davantage pour rompre bien des équilibres.

Parallèlement, les évolutions des usages et des pratiques professionnelles encouragent une sorte de « montée en gamme » des compétences recherchées. Les personnes qualifiées, moins nombreuses, ont tendance à faire grimper les rémunérations demandées (ce qui, standard de vie actuel, impôts et charges diverses aidant, ne leur permettent pas de « s’en sortir mieux »), tandis que les non qualifiées ne sont même plus recherchées. Les économistes, qui aiment les analyses complexes trouveront sans doute celle-ci un peu sommaire. Et pourtant, entre des chômeurs qui restent sur le pavé et des entreprises qui perdent des marchés fautes de troupes, ce mal notamment français n’a pas forcément des racines dans des mécanismes autres que ce constat arithmétiquement incontestable. Quand des enseignes en viennent à fermer, faute de recettes suffisantes, c’est aussi sous l’effet de ces simples basculements dans les effectifs.

Source DVSM

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