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Redevance, le coût réel et le coût caché de la lourde ponction pour l’audiovisuel public.

La télévision n’est pas bon marché. Surtout si l’on tient compte de la contribution obligatoire imposée aux utilisateurs pour un secteur public hérité d’une autre époque.

 DVSM, 9 juillet 2020. Il est probable que les consommateurs français dépensent autant ou même plus pour l’audiovisuel public que pour leurs abonnements TV. Probable ? Reste-t-il une inconnue dans les chiffres pourtant compilés avec méthode…? Oui, car il subsiste une zone d’ombre dans les comptes, liée à une triple dépense pratiquement impossible à ventiler. Pour la télévision, au sens large, les ménages de chez nous ont dépensé en 2019 pas moins de 5,47 milliards d’euros* afin de pouvoir regarder des programmes. C’est bien plus que pour leurs dépenses allant au cinéma (1,44 milliard), ou pour la vidéo (1,47 milliard). Mais dans le total dédié à la télévision, 2,4 milliards sont dévorés par la contribution à l’audiovisuel public. Restent 3 milliards pour les abonnements TV, qui semblent dominer dans les sommes déboursées. Mais dans ce qui va à l’audiovisuel public, n’est pas intégré au calcul ce que les foyers consacrent à des triple-play, incluant Internet, téléphone IP et… télévision.

D’autres statistiques ont permis de constater que l’accès aux chaînes par ailleurs véhiculées par la TNT est assuré dans une très large proportion (nettement majoritaire) par l’ADSL ou désormais la fibre. Avec une spécificité des offres groupées par les opérateurs, celle d’un tout dans lequel chacun estime que les deux autres composantes sont gratuites. D’ailleurs, le consommateur qui veut un accès à Internet n’hésite pas à considérer qu’en prime, il « a la télé », tandis que celui qui ne vise que les contenus du petit écran raconte que, sans rien dépense de plus, il accède à la toile. Pour la téléphonie, la « valorisation perçue » est un peu à part. Il semble que les individus, largement dotés de smartphones, utilisent assez peu la téléphonie du triple-play. De ces évaluations, il est commode de déduire que l’audiovisuel public est une très lourde charge, qui d’une manière mensongère continue de s’auto-proclamer « télévision gratuite » (tout comme rouler en voiture est gratuit, si l’on ne compte ni le carburant ni les péages).

Derrière cette constatation, revient inéluctablement une question : le pays a-t-il encore besoin d’un audiovisuel public aussi lourd à financer ? Les flux de paroles entendus lors de la toute récente passation de pouvoir entre l’ex-ministre de la culture et sa très sympathique remplaçante sont, bonne humeur mise à part, de nature à soulever des interrogations, puisqu’ont été évoqués des « besoins de financement » nouveaux. Ah oui ?

* Chiffres d’après les publications du CNC.

Source DVSM

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