Accueil / Actualité / Rentrée 2021, les médias semblent découvrir une forte montée des faiseurs de coûts bas…

Rentrée 2021, les médias semblent découvrir une forte montée des faiseurs de coûts bas…

On ne parle plus que du hard-discount depuis peu. En vue directe du parking d’une célèbre grande surface, locomotive du commerce local, une concurrence imprévisible cultive son contre-courant. Moins cher, mais pas seulement…

 DVSM, 5 septembre 2021. A quelques dizaines de mètres du magasin Carrefour de Claye-Souilly, l’un des cinq à six plus grands établissements de l’enseigne, locomotive du centre commercial « Les Sentiers », sérieusement agrandi il y aura bientôt 10 ans (décembre 2012) dans une zone commerciale encore étoffée tout récemment d’un sympathique retail-parc, le parking du magasin Lidl se remplit avec une régularité de métronome. « Hard Discount » disent les pros, le public se limitant à examiner les prix, semaine après semaine, dans un catalogue diffusé à un degré nettement supérieur à celui des plus robustes des hebdos. Cruel, l’adversité se prolonge à quelques pas avec un autre spécialiste des prix bas, Aldi, lui aussi venu d’outre-Rhin*. Il ne pousse rien à l’ombre des grands arbres, dit-on, mais tout près d’eux, cela reste à démontrer.

Sans doute sous l’impact de quelques communiqués adressé à la presse, voilà que soudain, le phénomène retient les attentions des gazettes, un peu comme s’il était nouveau. Les refrains connus réapparaissent. « C’est la mort de l’hyper.!  » « Comment font-ils pour faire des prix si bas.? » « Les produits à prix cassés sont-ils aussi bons que les autres.? »  Le prix « moins cher », low-cost ou non, est pourtant une composante très dominante de la plupart des acteurs du terrain, rengaine même que la clientèle prend ou laisse.


En France, la notion de prix bas, généreuse, sociale même, remonte (au moins) aux années 1950, avec les initiatives d’Edouard Leclerc, personnage se situant à mi-chemin entre une attitude à la manière de l’Abbé Pierre et un profil de tueur commercial, tueur « d’intermédiaires » en particulier (commercialement s’entend, même si certains, poussés dans leurs ultimes retranchements tarifaires et de marges, ont peut-être flirté avec des idées suicidaires). En réalité, si Lidl est (probablement) identifié comme l’un, voire le représentant le plus symbolique de cette famille de distributeurs, le véritable initiateur est l’allemand Aldi (son enseigne est la contraction du nom du fondateur, Albrecht, et du mot « discount ».) L’hypermarché a repris le flambeau. Et désormais, des Netto (groupe des Mousquetaires), Learder Price (Casino, mais au destin bouleversé par les soucis de sa maison mère) et quelques autres, animent la catégorie, qui ne se limite plus ni à l’alimentaire, ni au commerce physique.

En revanche, les prix bas cultivés par ces enseignes sont loin d’être le seul ingrédient de leurs stratégies. En fait, le concept déborde un peu, et se mélange à d’autres points perçus par la clientèle, où les prix d’appels, c’est classique, les promotions ciblées sur certaines typologies de clientèle (la virtuosité de Lidl, étonnamment peu suivie par d’autres), et même la proximité, voir l’amplitude horaire sont des armes d’attraction massive. Dans certaines villes, petites ou moyennes, souvent au cœur de zones de chalandise dépassant largement leurs propres périmètres, ces Lidl ou Netto (par exemple) sont parmi les seuls à proposer l’ouverture du dimanche (matin, ne rêvons pas). Comme le font de-ci de-là les formats réduits de géants du terrain (U-Express, Carrefour Contact…)

Alors, peut-on s’interroger à propos de certains groupes allant jusqu’à créer leur propre enseigne bas coût, ce qui multiplie encore le nombre de canaux par lesquels leurs clientèles peuvent venir à elles, alors que la population consommant ne grandit plus désormais.

Source DVSM

A voir

Les femmes dans le numérique

À l’heure où le secteur du numérique ne cesse d’évoluer et de s’adapter aux mutations économiques....