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Retard de la 4G, un rattrapage très à la française…!

Ne serait-il pas plus judicieux de viser sans plus attendre un futur qui devient pratiquement actuel…

Allez…! 3 milliards… Et l’on se frotte les mains, avec quand même, au fond des boyaux de la tête, comme le disait un inimitable Bobby, quelque chose qui chatouille ou même grattouille, allez savoir… Mais l’heure et grave et le constat insupportable. Pour sa couverture en 4G, l’Hexagone occupe un rang désastreux. Messieurs les opérateurs, à vous de jouer. Cela fait des années que l’on nous abreuve de taux de couverture ronflants propagés à grands coups de communiqués. Mais une couverture toujours exprimée en pourcentages de la population, laquelle est concentrée sur une part très réduite du territoire. Et selon une tradition bien française, la réaction tant attendue ne se fait… pas attendre.

Voilà qui nous replonge loin dans le temps. Déjà au cœur des années 70, la France avait un grave souci avec son téléphone. Et pas seulement dans les campagnes. Dans la capitale, il fallait, selon les quartiers, pas loin de deux ans pour espérer obtenir UNE ligne de téléphone. Il avait fallu la détermination de Norbert Segard, Ministre des PTT de Giscard d’Estaing, pour que soit enclenchée la campagne de rattrapage. Mais le téléphone n’était qu’un élément de l’équipement historiquement à la traîne de notre pays. Celui-ci a, au fil des décennies, toujours manqué ou manque encore de logements, de collèges mais c’était l’après guerre-, d’autoroutes, de prisons, de lignes de transports transversales ou de banlieues à banlieues, de commissariats de police, d’infirmières, de prisons, de structures d’apprentissage, de médecins, de dentistes, etc.

Ce qui ne l’empêche pas de se positionner quand même au top du top en matière de prélèvements obligatoires, tout en étant doté d’instances qui ne corrigent pas les lacunes, mais ont au moins le mérite de donner du travail à ceux qui les animent, Autorités, Conseils Supérieurs, etc. En revanche, nos « administrations opératrices » ont maintes fois eu l’audace (et les moyens) de se lancer dans des aventures perdues d’avance ou assez contestables (souvenons-nous du Bebop) ou, chauvinisme patriote remis à un niveau raisonnable, comme le Minitel*. En outre, si l’administration, donc l’Etat, pouvait jadis être montrée du doigt, la téléphonie à l’heure d’Internet est l’affaire de firmes privée. Petit problème de chromosomes…?

Une course déjà dépassée ? A l’heure présente, l’offensive pour recoller avec la 4G est lancée, dans une approximation d’ailleurs assez onctueuse où se mélangent la lutte contre les zones blanches et la mise à niveau de nos campagnes et d’autres lieux où la couverture devrait être sans souci (comme ce grand centre commercial où, début 2018, l’écran de notre smartphone indique imperturbablement une connexion en Edge…).

Cette tentative d’effacer le temps perdu nécessiterait cependant d’être achevée vite fait. Sinon, elle se ponctuera à l’heure où la 5G aura déjà largement pris le relais. Au tout récent CES 2018 de Las Vegas, celle-ci est désormais dans les starting-blocks, avec un début de commencement cette année, ou au début de 2019, ce que confirment opérateurs et industriels. Ne serait-il donc pas plus judicieux de « sauter une marche », tant pis pour la 4, et de se préparer à couvrir très vite tout le territoire dans ce futur standard…?

* Le Minitel, souvent décrit comme un succès, malgré sa gratuité, n’a jamais réussi à convaincre plus de 10 millions d’adeptes  dans un pays qui comptait déjà 60 millions de consommateurs…

 

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