Accueil / Actualité / Retour au bureau – les objets connectés pièces maîtresses de l’équation

Retour au bureau – les objets connectés pièces maîtresses de l’équation

Les points d’accès Wi-Fi changent la donne dans le déploiement rapide et économique des nouveaux environnements de travail flexibles.

Le débat est désormais clos : le bureau à domicile est là pour rester. Avant la pandémie, environ 4 % de l’ensemble des salariés français travaillaient à domicile. Selon les statistiques, ce pourcentage est passé à environ 30 % lors du premier confinement. Des enquêtes récentes montrent que la plupart des entreprises et des employés opteront à l’avenir pour un mix entre présence au bureau et télétravail. Étant donné qu’un retour au monde d’avant est devenu impossible, il est temps de repenser nos anciens concepts d’environnements de travail et de gestion de l’espace.

Les objets connectés nouvelles sources de données

Les objets connectés peuvent désormais fournir les données nécessaires pour analyser et optimiser l’utilisation des espaces de travail. Un bon exemple est l’introduction croissante de modèles de partage d’espaces de bureau pour gérer le futur mix entre jours de télétravail et jours de présence au bureau. Ces modèles reposent sur des objets connectés qui utilisent des capteurs reliés en réseau à des applications dédiées. Les premières mises en œuvre montrent qu’il ne s’agit pas seulement de réduire les coûts en minimisant l’utilisation de l’espace. L’objectif premier est que les employés puissent travailler ensemble de manière productive. Dans les modèles hybrides, le facteur le plus important est l’optimisation de l’espace. Plus d’interaction, de créativité et de confort pour les employés au bureau se traduisent par une meilleure productivité.

Exemples d’applications

Les objets connectés dans les bâtiments arrivent à maturité et offrent un certain nombre d’applications intéressantes qui ont fait leurs preuves dans la pratique :

Réservation des bureaux et des salles de réunion

Les employés qui peuvent et veulent utiliser l’option du télétravail pendant plusieurs jours par semaine acceptent généralement en contrepartie de ne plus avoir un poste de travail fixe à leur bureau, ce qui encourage le développement de nouveaux environnements de travail, plus flexibles. Il en résulte une amélioration de la qualité de vie au travail, qui a notamment pour conséquence une augmentation de l’attractivité de l’entreprise pour les hauts potentiels.

L’exemple de la « réservation de salles de réunion » illustre clairement les avantages de ces nouveaux environnements. En temps réel, des capteurs transmettent des données sur l’occupation des bureaux ou des salles de réunion à une application dédiée qui analyse l’utilisation de l’espace et transmet aux employés le statut de chaque salle. De cette façon, les environnements de travail s’adaptent dynamiquement à la demande.

Un nettoyage intelligent

Le nettoyage intelligent est devenu une application très utile dans les espaces publics comme les gares, mais aussi dans les entreprises. Sur la base des données transmises par des capteurs, le personnel de nettoyage est averti lorsque le distributeur de savon est vide ou après l’entrée d’un nombre défini de personnes dans une pièce. Cette solution augmente la satisfaction des visiteurs et permet de réaliser des économies en utilisant le personnel exactement quand et où il est nécessaire.

Un meilleur bien-être des employés

On le sait, le bien-être des employés a clairement un impact sur la productivité d’une entreprise. Là aussi, des capteurs connectés installés dans les bureaux permettent de mesurer et de contrôler non seulement la température, mais aussi le taux d’humidité et le taux de CO2 dans chaque pièce.

Économies d’énergie

Le premier objectif de l’automatisation des bâtiments est généralement de réaliser des économies d’énergie et de réduire ainsi les émissions de CO2. Les bâtiments restent la principale source d’émissions de dioxyde de carbone en Europe. Les entreprises sont de plus en plus jugées sur leur durabilité environnementale. Il est relativement facile de réduire l’empreinte carbone d’un bâtiment. Par exemple, en éteignant automatiquement les lumières dans les pièces inoccupées, en coupant le chauffage lorsque les fenêtres sont ouvertes ou dans les pièces inoccupées, etc. 

Intégration dans les infrastructures existantes

Depuis plusieurs années, toutes les applications citées plus haut ont été largement mises en œuvre et ont fait la preuve de leur efficacité. Mais le principal facteur de coût lors de leur installation restait le grand nombre de passerelles réseau et surtout l’énorme quantité de câblage nécessaires. Heureusement, de nouvelles solutions telles que l’IoT Connector introduit par En Ocean par exemple, permettent de réduire considérablement ces coûts en utilisant l’infrastructure WiFi existante pour transmettre les données. Grâce à un partenariat avec Aruba, cette solution est désormais en mesure de se connecter à environ 70 % de toutes les infrastructures Wi-Fi existantes dans les entreprises.

La mort du bureau est-elle en vue ? 

Conserver un poste de travail dédié pour chaque employé n’est plus un choix réaliste dans les entreprises d’aujourd’hui. Le concept n’était pas vraiment efficace, même avant la pandémie, mais rien n’incitait les organisations à changer le statu quo. Des analyses ont montré que même avant la crise du coronavirus, un poste de travail de bureau n’était utilisé qu’environ 60 % du temps en raison des vacances, des congés maladie et des déplacements professionnels. Ce pourcentage va désormais largement diminuer.

De nouveaux modes de travail apparaissent, qui nécessitent une utilisation différente des espaces de bureau. Les applications basées sur des objets connectés peuvent aider les entreprises et les responsables en charge de la gestion des installations à analyser automatiquement l’utilisation de l’espace et à l’adapter dynamiquement à l’évolution des besoins. Ces solutions doivent utiliser des interfaces ouvertes, non propriétaires,  pour les rendre facilement extensibles, économiques, flexibles et, surtout autonomes, ne nécessitant aucune maintenance. La solution idéale semble être constituée de capteurs autoalimentés, connectés en réseau via des points d’accès Wi-Fi.

Par  Armin Anders, Vice-président du développement commercial, EnOcean

 

 

A voir

La gouvernance : priorité de l’entreprise post-pandémie

La pandémie a forcé de nombreuses organisations à réagir par réflexe pour survivre aux cyber menaces qui pesaient sur elles....