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Salons, honte aux exposants qui osent déserter leurs stands avant l’heure de la fermeture…!

Très mal éduqués ou pitoyablement stupides…? Au moins les deux à la fois…! Et c’est pire quand l’effort pour exposer a été important.

DVSM, 17 février 2020. Les échos suite aux grands salons ne sont pas tous limités à l’essentiel. Dans les très intéressants comptes-rendus des CES successifs rédigés depuis 15 ans (hélas, en 2020, pour la dernière fois) par Olivier Ezratty, celui-ci s’attache à une somme de points d’intérêt impressionnante, ce d’autant plus qu’il propose en lecture absolument gratuite ce travail riche, rigoureux, sans doute un des seuls (voire le seul), tous sujets confondus, aussi bien réalisé. Ajoutons que, contrairement aux discours des exposants, forcément positifs, et des organisateurs (qui ne sont pas là pour handicaper leurs clients… qui exposent), cet auteur n’use d’aucune langue de bois, et se limite, sans violence aucune, à des constats simples et quelquefois pragmatiques, sévères s’il le faut. Dans l’édition qu’il consacre au CES-2020 (qui dépasse 360 pages…!), il pointe anecdotiquement du doigt des exposants « startups » de la célèbre French-Tech* venus de l’Hegaxone, ayant bénéficié de quelques atouts, dont le soutien cette année d’une ministre ayant spécialement fait le déplacement à Las Vegas, et qui, bien avant la fermeture des portes de l’exposition, ont d’ores et déjà plié bagages, laissant vides et inanimés leurs stands. Pointilleux, il va jusqu’à mettre en photo plus d’une trentaine de ces espaces désertés. Bien fait…!

Cette manie, qui n’est hélas pas propre au CES, mais se retrouve dans pratiquement tous les salons, est avant tout un signe de parfaite et incroyable impolitesse à l’égard des visiteurs. Ceux-ci n’ont-ils pas droit à une exposition complète, de la première minute à la dernière seconde…? Ils ont fait l’effort de venir, certains ne pouvant se déplacer plut tôt, avec souvent un paiement à l’entrée, (et même lorsqu’un accès est gratuit, il y a quand même du déplacement, et du temps qui, paraît-il, est de l’agent). D’autres se livrent à une visite complète. Le départ prématuré de ces participants est une grossièreté qui de surcroît déteint aussi sur les exposants corrects, ceux qui ne se débinent pas avant l’ultime coup de carillon, puisqu’ils se retrouvent dans un événement ayant perdu une part de son attractivité.

De plus, cette attitude est stupide, car s’il reste des visiteurs jusqu’aux derniers instants, cela signifie qu’il y reste aussi « du grain à moudre » côté business. Qui n’a jamais traité une belle commande alors que les portes sont sur le point de se fermer, avec un client tardif, mais client tout de même…? Pour les startups de chez nous, qui ont investi beaucoup (avec divers soutiens) pour une vitrine si éloignée, il y a même un peu plus que de l’incorrection et de la bêtise élémentaire. Ne sont-ils pas aidés, ces animateurs de jeunes pousses, avec même un peu d’argent public (donc des contribuables), ne serait-ce qu’à travers la présence ministérielle déjà évoquée…? Minable…

* Petit rappel : La French Tech, propriétaire : administration Ministère de l’Economie et des Finances – 139, rue de Bercy 75, Paris.

Source DVSM

 

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