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Samsung prendrait prochainement un (léger) virage sur le créneau des smartphones.

Faute de maîtriser un OS qui est exploité par tous ou presque, le géant coréen mise sur la forme et ses cadences de mises sur le marché.

DVSM, 16 décembre 2020. Fièrement, la firme coréenne souligne sa position de leader sur le segment des écrans pliables. Leader est un terme un peu trompeur. Occupant près de 90% de parts de marché de cette étroite niche, elle y figure presque comme un acteur unique. Son ambition se devine facilement. Si elle parvient à donner une bonne dimension à cette formule, elle parviendra à vendre de tels écrans à d’autres fabricants. Sinon, ce sera plié pour le pliable.

En cette mi-décembre, l’ambiance est aux confidences à Séoul. Parce que Roh Tae-moon , président de la branche des équipements mobiles chez Samsung Electronics, a laissé filer quelques indications que reprennent les grands quotidiens. Tout d’abord, son prochain mobile vedette, le Galaxy S21, devrait être dévoilé dès la mi-janvier, plus qu’un mois plus tôt que les lancements des années précédentes. Moins qu’un indice stratégique d’ampleur, il faut surtout voir dans cette probabilité l’effacement du MWC*, rendez-vous mondial de Barcelone pour les télécoms, tenu usuellement fin février, mais comme presque tous les grands salons, pour le moment KO sous les coups du virus. Parallèlement, selon ce dirigeant, l’industriel devrait laisser tomber les « Notes« , et élargir sa panoplie de pliables.

À mi-chemin entre smartphone et tablette, trop petit pour permettre un usage quasi « notebook », trop grand pour la poche, le concept de la famille « Note » n’était pas forcément une très bonne idée. « Assise » entre deux chaises, elle a plutôt émoussé le créneau des tablettes, sans empêcher l’industrie de proposer aux utilisateurs des téléphones d’une taille moins réduite que les modèles d’origine. Cette ligne s’efface désormais.

Il ne faut jamais perdre de vue la condition essentielle de Samsung, qui reste plus que jamais un fabricant de composants, capable de vendre ceux-ci à qui en veut, y compris à ses principaux concurrents, comme Apple. C’est à ce petit détail que les visées commerciales se décryptent. Quand Cupertino propulse ses iPhone, c’est pour que les clients les utilisent, nourrissant d’un CA composite mais essentiel tout son écosystème. Samsung a fait d’Android l’OS de très loin dominant sur la planète, mais n’a jamais réussi à embrayer sur un quelconque volet software.

Mais heureusement, il possède son arme suprême, les composants. Dans cette manière de se partager le monde, il n’aura échappé à personne que des Chinois cherchent à grappiller dans les plates-bandes de Samsung, tandis qu’à Cupertino, Tim Cook et son équipe œuvrent pour une production de plus en plus maison des composants nécessaires aux équipements de la marque. C’est presque une sorte de  dérive de continents…

* MWC, Mobile World Congress.

Source DVSM

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