Accueil / Actualité / La sécurité motive les startups françaises

La sécurité motive les startups françaises

Le cabinet de conseil Wavestone (2500 collaborateurs sur quatre continents) vient de conduire une étude sur un tout nouvel écosystème : les startups françaises engagées dans la cybersécurité qui se lancent à l’assaut d’un marché actuellement dominé par les spécialistes américains et israéliens. Si Wavestone souligne le dynamisme des jeunes pousses tricolores, il apparait que beaucoup reste à faire.Le cabinet rappelle que depuis des années, les pouvoirs publics et leur politique dite de Sécurité Numérique poussent à la roue pour faire émerger des champions nationaux. Wavestone affirme que la France compte ‘’plus de 100 startups ou PME innovantes en matière de cybersécurité.’

Le secteur emploie un millier de personnes. C’est encore peu, surtout comparé à des géants comme McAfee, Symantec ou Check Point qui emploient chacune vingt fois plus de monde, mais cette population de spécialistes augmente régulièrement. De nouvelles entreprises ouvrent également chaque semaine. Elles profitent, rappelle Wavestone d’un écosystème économique favorable avec des programmes comme ‘’Investissement Avenir’’, ‘’Jeune Entreprise Innovante’’ ou ‘’Crédit Impôt Recherche’’.

L’action de BpiFrance est également à souligner ainsi que l’action de sociétés financières et Business Angels. « Mais la France ne dispose pas de structures d’incubation ou d’accélération spécifiquement dédiées à la cybersécurité, explique Gérôme Billois du cabinet Wavestone. Des structures sont en train de se mettre en place telle que l’initiative régionale nommée Ocssimore, qui démarre à la rentrée 2017 à Toulouse. La FrenchTech, très présente et visible à l’international, se mobilise aussi sur le sujet de la cybersécurité avec la création du réseau thématique « Security & Privacy ». 60% des startups françaises veulent améliorer et compléter des solutions existantes. L’approche commerciale n’est pas simple face des éditeurs éprouvés mais, il existe des opportunités intéressantes. Wavestone cite ainsi ‘’les approches innovantes de jeunes pousses comme Sqreen, Ingen ou encore Yagaan qui peuvent apporter un renouveau.’’

Le reste des nouvelles pousses veulent profiter de l’émergence de nouvelles technologies. Par exemple affirme l’étude ‘’sur les systèmes industriels, les acteurs français comme Sentryo ou Seclab sont particulièrement bien positionnés. C’est aussi le cas pour les technologies d’analyse de logiciels malveillants avec des produits comme ceux de Tetrane. Leurs expertises sont reconnues internationalement, y compris par des grands groupes américains.’’

Même si les grands groupes observent l’émergence de ces spécialistes de la sécurité très favorablement, leurs méthodes et la lenteur de leurs procédures constituent un frein au développement de startups par essence faibles en trésorerie.  Le sujet est sensible, les discussions très compliquées et les entreprises frileuses.

Mais pour Wavestone, le principal écueil est de s’exporter. L’affaire n’est pas spécifique aux startups de la cybersécurité, mais elle les pénalise clairement. La qualité des ingénieurs français n’est pas en cause, mais la pertinence des solutions qu’ils portent est mal évaluée. La faute souligne l’étude de Wavestone à des problèmes de communication, à une certaine frilosité, un manque de références importantes ou des questions juridiques. Malgré tout, il est possible de citer quelques jolies success stories comme Qualys et Linkurious aux Etats-Unis.

waves-2-

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A voir

keyboa-380

Le marché des PC prend une nouvelle claque

Le pire est que les opérations de promotion habituelles à cette époque de l’année, comme la rentrée des classes n’ont eu aucune influence sur le commerce.