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Smartphones anciens, de bonnes occases pour le public, mais moins pour le marché.

Un smartphone ne meurt jamais. Il peut en revanche sommeiller dans un coin de tiroir, avant de ressortir et de se réanimer. Ou plus simplement, avant de se refaire une seconde vie sur le créneau de l’occasion.

DVSM, 12 avril 2021. Les smartphones savent-ils jouer les derelicts dans l’océan des télécoms…? Navigant au large, il arrivait que des marins éprouvent une vraie frayeur à l’apparition de ces bateaux, quasi épaves, abandonnés souvent en pleine tempête par des équipages pressentant un proche et inévitable naufrage. Sombres bâtiments qui, n’ayant finalement pas coulé, continuaient à évoluer, portés par vents et courants, sachant surgir à l’improviste, forcément animés par de maléfiques fantômes, certitudes entretenues dans trop de légendes. A l’heure où la 5G montre ses premiers pylônes, ce phénomène, encore assez minoritaire, va-t-il prendre de l’ampleur…?

Entre nous, ce moment ne pouvait être qu’attendu. Faute de véritables usages nouveaux particulièrement enthousiasmants, les utilisateurs font d’ores et déjà du neuf avec du vieux.  L’âge moyen d’une automobile dépasse désormais 10 ans. En sera-t-il bientôt de même pour les portables…? Diverses enquêtes éclairent d’une manière instructive la situation présente. Un peu moins que par le passé, les utilisateurs adoptent quand même de nouveaux smartphones. Pour des raisons techniques…? Pas réellement. Ainsi, ils sont 65% à remplacer leur mobile même s’il fonctionne encore… mais en consentant quand même une dépense moyenne d’environ 420€. Les raisons de ce changement…? Voici des chiffres.

Le premier confirme ce que nous rappelons souvent : pour vendre un équipement, ou tout autre produit, plus qu’un argumentaire finement ciselé, ou une promo décoiffante, voire les deux, il faut générer une motivation, ou plus simplement évoqué, une envie (sans qu’un brin de reproche bien-pensant ne soit totalement absent des sous-entendus de ce substantif). Ainsi, pour 37% de ces acquéreurs d’un nouveau mobile, leur achat est davantage dicté par une… envie plutôt que par un besoin. Et si 21% souhaitent acquérir un téléphone plus moderne16% désirent simplement changer. Le changement, c’est tout le temps. Donc, ces ex-smartphones préférés lâchement abandonnés ne partent pas à la benne.

Mais alors que deviennent tous ces appareils ? Près d’un sur deux (45%) sont conservés par leur propriétaire notamment pour être utilisés en cas de besoin (34%), donnés à un proche (23%) ou gardés jusqu’à la panne (21%). De quoi démoraliser les chercheurs et développeurs, sans oublier les équipes marketing, qui unissent leurs efforts pour créer des petites merveilles technologiques. Ne le seraient-ils pas encore davantage s’ils se rendaient les jours de forte affluences dans les rayons, et entendaient cette remarque (ou équivalence), l’une des plus prononcées face aux linéaires : « Ah ! S’qu’il est chouette, c’uilà… » Si des dérelicts du monde des smartphones surgissent soudain perturbant l’évolution des nouveaux lancés, faudra-t-il s’en étonner…?

Source DVSM

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