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Sondages: les limites des études sur échantillons très (trop ?) ciblés…

Partiellement intéressantes, presque (involontairement) trompeuses, de nombreuses études et analyses par sondages laissent sur leur faim ceux qui cherchent à tirer des enseignements réellement exploitables.

DVSM, 20 octobre 2019 – Pour mille et une bonne raisons, les publications de chiffres de multiplient en ce début d’automne. L’organisation de salons, expositions et événements y est pour beaucoup. Sur le et vaste et seul domaine de l’électronique et du numérique, le Paris Audio Vidéo Show (ex-Festival Son et Image, qui se tenait ce week-end) très discret en communication, le Salon de la Photo et la Paris Games Week attisent les curiosités, les organisateurs de ces rendez-vous comptant d’ailleurs très logiquement sur l’apparition des données dans les médias pour en muscler l’attractivité. Il ne faut pas oublier l’impact de l’automobile, même si ce millésime est une « année sans » (mais avec Equip’Auto en toile de fond) qui ne cesse d’intéresser un large public, et autres moments forts de fin d’année. Mais hélas, certaines données chiffrées, en cette période comme tout au long de l’année, restent confinées dans des périmètres très restrictifs et sujets à engendrer quelques erreurs.

Ainsi, dans le domaine de la photographie, des informations issues du baromètre photo réalisé par SocioVision (pour le Salon de la Photo) inondent les rédactions. Au sein desquelles quelques précautions se doivent d’être observées, le baromètre en question, réalisé ne portant que sur un échantillon de 1.500 individus qualifiés de « pratiquants » dans la photo. A ne pas confondre avec l’ensemble de la population…! Car si, munis de leurs smartphones, nombreux sont ceux qui font des photos, tous ne sont pas pour autant des « pratiquants » de la photo, sauf à considérer comme pour Monsieur Jourdain la population pratiquante de la prose.

Voilà qui rappelle ces populations « d’internautes« ,  dans lesquelles des parts de camemberts ne coulent pas forcément de source (au sens graphique du terme). Et que dire de ces proportions de « gamers » régulièrement évoquées…? Pour une approche correcte de l’évolution des usages, il serait très utile de voir des évaluations s’exprimées d’emblée par rapport à l’ensemble de nos semblables, et de surcroît, laissant apparaître les très importantes nuances qui existent entre catégories d’usagers clairement cernées. Entre les métropole et la vie rurale, entre jeunes et moins jeunes, il existe des utilisations soit intenses, soit très occasionnelles, voire marginales, des outils et des fonctions du monde numérique. La possession d’un smartphone n’implique pas pour tout le monde une assiduité intense sur les réseaux sociaux.  Quant à l’erreur, souvent observée, elle consiste en un simplification de certains médias à traduire comme globales des données chiffrées concernant des fractions de population.

Source DVSM

 

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