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Soucis de drones: progressions difficiles.

Les drones, ça marche. Ou plutôt, ça vole.

Mais du côté des fabricants, les fronts se plissent, les regards s’assombrissent, les visages se durcissent. Il n’est pas question ici des drones à vocation militaire, ni de ceux uniquement de loisirs, qui ne servent qu’à faire joujou (ce qui est particulièrement respectable) ou même constituent une sorte de nouvelle segmentation de d’aéromodélisme. Mais au-delà de cette limite, tout devient plus complexe. D’abord, les réglementations deviennent de plus en plus pointilleuses. Essentiellement parce que des individus ont éveillé les attentions. Du survol des centrales nucléaires à l’ambiance du terrorisme qui plane, le drone qui émerveillait commence à faire peur. De tous côtés, on va former, informer, mais aussi recenser, ficher individus et machines, avec des restrictions de plus en plus rigoureuses. (Ce qui ne servira à rien : alors que les armes ne sont pas libres en France, les agressions armées et attaques terroristes à la Kalachnikov restent une réalité).

 

Toutefois, la plupart des drones, qui sont loin de ne servir qu’à des usages du domaine des loisirs, ont des aptitudes limitées. Rares sont ceux qui dépassent une demi-heure d’autonomie, d’où une frontière dans le temps d’utilisation et la distance franchissable. Leurs limites s’imposent aussi en termes de poids des objets transportés. La prise de vue aérienne est l’un des usages hautement concernés. On peut en imaginer d’autres. Livrer une pizza toute chaude, deux éventuellement, pourquoi pas. Mais si ce sont huit copains affamés qui veulent se faire une soirée pizza-foot, le scooter pourrait revenir à ses vertus premières. Pour allonger l’autonomie, peut-être suffirait-il de multiplier les batteries…? Solution seulement intéressante sur le papier. Car en fait, plus de batteries équivaut à plus de charge à emporter.

Voilà pourquoi, en Asie, là où se fabriquent la plupart de ces petits ou moyens ustensiles volants à rotors multiples, l’industrie semble arrivée à une sorte de palier qu’il faudra franchir à l’aide de solutions nouvelles. On vous le dit, la vie n’est pas drone tous les jours. Y.D.

Source DVSM

 

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