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Statistiques, même avant le vilain virus, tout ou presque était déjà à reconsidérer.

Il n’y avait déjà plus beaucoup de chiffres pour l’NGP. Après l’épidémie, il sera probablement nécessaire de reprendre les évaluations d’hier en les mariant aux spécificités d’une nouvelle donne et aux stats d’après crise.

 DVSM, 20 mars 2020. Personne n’est à l’heure présente en mesure de prédire quand les activités pourront renouer avec un climat normal. Il n’existe pas davantage d’élément susceptible d’établir un quelconque bilan des conséquences de la crise, et donc des points fiables à partir desquels décomptes et prévisions pourront se construire. En revanche, aux dernières heures avant l’émergence du coronavirus, des révisions d’ampleur avaient été jugées nécessaires dans le panorama des ventes du domaine de l’équipement de la maison. Le marché du meuble, notamment, avait revu (dans des proportions importantes dans un sens positif) les chiffres de 2019, par rapport aux saisons antérieures. A cette évolution, une cause essentielle était mise en exergue, la migration vers des canaux de distribution différents pour ce qui, au sens large, permet aux consommateurs de « meubler » leur chez eux. Ainsi, pour le créneau de la cuisine, les Grandes Surfaces de Bricolage (GSB) ont été reconsidérées selon la réalité de leurs ventes.

Pour le numérique grand public, incluant EGP, IT, photo numérique, loisirs interactifs, des migrations ont aussi été observées. Il ne s’agit plus seulement de l’équipement de la maison, mais aussi de celui de la personne. Les GSB, encore elles, diffusent une bonne part de dispositifs connectés, des spécialistes du meuble (comme Ikea) proposent des téléviseurs et des systèmes audio. Ce ne sont que quelques exemples qui, s’ils paraissent d’une ampleur assez marginale, ne signifie pas qu’ils soient négligeables, d’autant plus que dans ces familles de produits, l’impact du e-commerce est plus important que dans d’autres filières. En outre, la recomposition du tissu distributif, observée depuis plusieurs saisons, risque de s’amplifier sous les effets de la catastrophe sanitaire vécue en ce moment. En clair, il y a du pain sur la planche pour les sociétés d’études, de statistiques ou spécialisées dans les panels. Et certainement, pour les professionnels de la distribution et de l’industrie, des repères à reconsidérer d’une manière fondamentale.

Source DVSM

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