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Surfaces commerciales, un vœu de limitation aux motivations pour le moins étranges.

Sait-on où en est le commerce dans les salons feutrés des décisionnaires de la nation…? Ou serait-ce la pression d’entités menaçantes pour les urnes qui vient d’agir…?

DVSM, 28 août 2020. A toutes fins utiles, rappelons que le monde du commerce, en est plutôt à réduire ses implantations, non sous l’effet de la pandémie, mais en réponse, de gré ou de force, à un repli des achats pour bien des raisons économiques et démographiques* observé depuis plusieurs années. Il n’a échappé à personne que de nombreuses enseignes, sur les deux rives de l’Atlantique, ont réduit leur voilure, de nombreux établissements ayant même baissé leur rideau de fer définitivement. Un mouvement que précipitent désormais et avec force les conséquences des mesures anti-virus. Ainsi, cette volonté hautement (sens hiérarchique) exprimée s’avère-t-elle en profond décalage par rapport aux réalités. L’argument concernant « l’artificialisation » des terres n’est pas loin d’un pied-de-nez au bon sens. D’abord parce ce qu’il est en contradiction avec l’évolution décrite ci-dessus. Ensuite parce que sur notre territoire, l’un des moins « bétonnisés » du continent, cette hypothétique conséquence est sans réel fondement. Enfin, parce que là où s’opèrent des adaptations, dont quelques agrandissements, ceux-ci sont réalisés selon des prescriptions encore récentes imposant, justement, des structures architecturales limitant d’une manière importante ces artificialisations.

Mais alors, d’où pourrait provenir cet élan au parfum écolo-circonstanciel… surgissant après le relatif mais réel succès des partis écologistes aux récentes municipales…? Aucun rapport naturellement avec le coronavirus. Ni le retour sur notre sol de certaines industries. L’argument d’un fantasque désir de retour du commerce de centre-ville n’est pas davantage pertinent. Il peut, certes, y avoir ce vieux dégoût ressenti par certains pour ce qu’ils appellent non sans un sens quasi insultant la « grande distribution ». Beurrrk…! Mais en réalité, où peut se situer la source de cette bizarrerie (dont d’autres médias soulignent aussi l’incongruité)…? Devinez…!

* Amorcé aux Etats Unis il y a au moins quatre ans, souvent attribué avec exagération à l’impact du e-commerce, le mouvement de repli est surtout lié à une évolution des tranches d’âge dans le monde occidental. Des millions de baby-boomers en sont arrivés à des âges où s’émoussent les envies consommantes et les besoins (enfants volant de leurs propres ailes…)

Source DVSM

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