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Le Syntec a passé une bonne année 2016

Comme chaque année, le Syntec Numérique fait le bilan des éditeurs de logiciels tricolores.

Pour mémoire, appartiennent à ce palmarès des entreprises dont le siège social est en France, peu importe la détention du capital. L’an dernier 358 éditeurs français se sont partagés un gâteau de 13,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en croissance de 12% sur 2015 et même de 30% sur deux ans. C’est bien, mais reste tout de même très loin des géants du secteur. Par exemple en 2016, l’allemand SAP a réalisé un CA de 22 milliards d’euros et un bénéfice net de 4,6 milliards d’euros. Et pour mémoire, l’an dernier, Microsoft a engrangé un profit net de 15,6 milliards de dollars.

Mais ne boudons pas notre plaisir. SI le secteur de l’édition tricolore manque de champions internationaux, à l’exception de Dassault Système, le secteur fait preuve d’un vrai dynamisme. L’an dernier les éditeurs ont ainsi embauché 8 500 personnes, même si 83% d’entre eux se plaignent des difficultés à recruter. La rentabilité est également au rendez-vous : 81% des éditeurs ont généré des bénéfices. Y compris les plus modestes : 66% des entreprises avouant un CA inférieur à cinq millions d ‘euros sont bénéficiaires. Les éditeurs s’adaptent très bien aux nouveaux modèles de distribution. Le Software as a Service (SaaS) représente le tiers du CA des éditeurs contre moins du quart en 2015.

Le Syntec affirme que nombre d’éditeurs ont décidé de se concentrer sur cette technologie, en particulier les entreprises âgées de moins de six ans qui sont 50% à privilégier le SaaS qui génère des revenus récurrents via les abonnements de plus ou moins longue durée. Le Saas sera probablement à l’avenir la brique commerciale déterminante pour acquérir des clients étrangers ou pour accompagner ses clients à l’export.

Pour l’instant les éditeurs français sont encore assez frileux dans leur abord des marchés étranger, malgré quelques brillantes exceptions comme Dassault Systèmes et Ubisoft qui réalisent respectivement 91% 92% de leur CA à l’export. Le Syntec souligne que les éditeurs ayant un CA supérieur à 100 millions d’euros réalisent 62% de leurs activités à l’étranger. A noter que les éditeurs français lorgnent prioritairement sur les Etats-Unis.

La Belgique et la Suisse au moins pour des raisons linguistiques et géographiques constituent également des proies de choix. A noter que 59% des éditeurs français envisagent à terme de s’implanter à l’étranger via le rachat d’un confrère local.

Les éditeurs français consacrent 10% de leur CA à la recherche et développement. Les pure players dédient le tiers de leurs effectifs à la R&D contre 16% pour l’ensemble du secteur.

SNClassement des 15 premiers éditeurs français en 2016

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