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Taxis volant, après les tapis, la mobilité urbaine aérienne fait planer les imaginations…

L’idée d’une file de taxis volants au coin d’une avenue, attendant les clients, a un côté science-fiction fort séducteur. La réalité risque d’être un peu différente, si toutefois elle se concrétise un jour.

 DVSM, 19 janvier 2021. Depuis une dizaine d’années, des ingénieurs travaillent au développement d’aéronefs ayant deux spécificités. La première est leur concept de pilotage, proche de celui des drones. La seconde est le choix d’une alimentation par batteries électriques. Ces deux éléments n’ont rien de commun mais sont complémentaires. Chez Volocopter, cette association est présentée comme visant une exploitation urbaine, l’électricité -et donc le faible niveau sonore- certains n’hésitant pas à en faire sans plus attendre des taxis volants. Si on veut… Car même dans cette firme d’outre Rhin, la notion de taxi est tout de même assez amendée, comme le montrent les images qu’elle propose, dans lesquelles on imagine davantage un formule de transports en commun organisé, que ce que sous-entend la formule « taxi ».

L’électronique associée aux développements numériques a rendu possible la création de modes de pilotage quasi automatiques. A la différence de l’hélicoptère classique, qui demande à celui qui le manipule une solide connaissance et une pratique éprouvée de la maîtrise de l’engin, grâce à des commandes de ce fait réservées aux initiés, (les fameux pas « cyclique et collectif ») le drone d’aujourd’hui, aux dimensions d’un petit hélicoptère, se charge de faire ce que lui demande tout utilisateur même novice. En résumant, le « chauffeur » communique avec un joystick ce qu’il souhaite comme évolution, et la machine se charge de maintenir l’équilibre, le cap, d’éviter les obstacles tels que les immeubles, les poteaux, les tours de cathédrales, les gratte-ciel, tout en évitant les autres taxis, ou même tapis. A condition bien sûr que tout cela soit intégré à une base de données à jour ou géolocalisé en temps réel. Y’a qu’à…

Il reste que pour une utilisation urbaine, la plus grande difficulté sera (serait, conditionnel préférable, pour le moment) d’imaginer d’abord des modes de régulation permettant d’éviter les abordages et trajectoires indésirables. Un automatisme peut parfaitement s’y conformer, mais avec quand même d’incontournables précautions, probablement incluses dans un ensemble de normes obligatoires. Même innovant, même autonome, cela reste du vol. Il faut aussi imaginer des points d’atterrissage et de décollage ne se résumant pas à quelques bandes jaunes sur une bordure de trottoir. Si rien de tout cela n’est impossible, il reste à savoir quand, comment et par qui élaborer l’ensemble et comment le financer. Et autoriser le tout, avec l’aval des compagnies d’assurances. Une fois encore, y’a qu’à…

Sauter par dessus les embouteillages est un rêve que personne, ni sur le périphérique parisien à… hauteur de la porte de la Chapelle, ni sur le pont de Cheviré, ni sur la rocade du côté de Mérignac, pas davantage dans le tunnel de Fourvières*, n’a pu réprimer. Mais il existe une immense distance entre la conception d’un ustensile électrique évoluant dans les trois dimensions et la mise en pratique de son exploitation en nombre dans le ciel de nos cités. En revanche, les aéronefs du style de Volocopter pourraient avoir de très intéressantes applications dans de nombreux domaines, et en particulier là où l’hélicoptère reste un engin compliqué, onéreux et parfois dangereux.

* Respectivement à Nantes, Bordeaux, Lyon etc…

Source DVSM

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