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Télécoms, des rumeurs d’une fusion franco-allemande sont de retour dans les médias…

Encore…! Pourtant, il faut bien chercher dans les petites brèves, dans le genre des indiscrétions, pour trouver de nouvelles traces de cette perspective, probablement inéluctable.

DVSM, 24 novembre 2020. L’Europe ne passera pas à côté de l’impératif consistant à disposer de groupes de télécommunications de carrure internationale, autrement dit mondiale. Avec plus de 300 millions d’âmes, les Etats-Unis disposent essentiellement de trois grands opérateurs. Il en subsiste pratiquement autant pour chacun des 26 pays de l’Union européenne…!  Au-delà de toute considération dogmatique, cette situation implique que nombre de ces opérateurs ont objectivement une taille bien frêle pour exister à part entière dans le marché d’aujourd’hui, et surtout celui du futur. Il n’a d’ailleurs échappé à aucun observateur que de-ci de-là, des rapprochements, des rachats, et autres opérations de même esprit sont déjà réalisées. Toutefois, elles concernent des sociétés qui, sans aucune connotation péjorative, sont souvent qualifiées de « seconds couteaux ». Il n’en va pas de même pour ce qui pourrait devenir réalité dans un délai plus court qu’on l’imagine entre le numéro un français, Orange (France Télécoms) et son équivalent d’outre-Rhin, Deutsche Telekom. Un rapprochement qui est depuis longtemps devenu une sorte de serpent de mer, avec affirmations, farouches démentis et autres petits jeux de ping-pong entre arguments pour et exposés contre.

Les bruits qui courent ont récemment repris un peu de vigueur. D’où cette question: pourquoi maintenant…? L’arrivée de la 5G serait-elle le catalyseur d’une prise de virage ou d’une accélération…? On peut l’imaginer, tout comme il est possible de déceler un souci de ne pas attendre trop longtemps, et de courir le risque se réveiller sous l’onde de choc d’autres rapprochements. Les grandes initiatives stratégiques entre entités puissantes sont souvent prises davantage par la crainte d’être dominé ou dépassé que par des opportunités qui pourraient imposer des évolutions logiques. Imaginons qu’un non-européen s’invite sans crier gare dans une offensive qui bouleverserait les schémas supposés immuables…! En toute hypothèse, si un rapprochement s’opère, il ne supprimera pas les marques localement connues, auxquelles le public est attaché. Il reste aussi à savoir, en cas de fusion, –difficile de trouver une autre formule- « qui devient le chef »…?  Un feuilleton à suivre…

Source DVSM

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