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Télécoms et connexion : une guerre féroce entre la terre et le ciel est déclarée.

Si des spécialistes et des observateurs s’inquiètent à propos des risques d’une trop grande densité de satellites autour du globe, moins de questions sont posées relatives à un possible sur-équipement. Et pourtant…

 DVSM, 14 février 2022. Elon Musk se prend les foudres de la Nasa en réponse à sa demande de lancement de 30.000 satellites. Et pourtant, l’homme de SpaceX et de Tesla ne joue pas « petits bras ». Sur son projet, Starlink, il affiche un nombre « rond » : 100.000…! Attention aux envies de ne regarder que dans une direction, celle de l’Amérique. De par le monde, une nuée de projets, dont certains sont déjà bien avancés, rend difficilement comptabilisables les véritables perspectives, sur un plan seulement numériques, de ce futur céleste à court terme. Combien de satellites peuvent-ils réellement se mettre à tourner au-dessus de nos têtes…? Tout dépend de leur position (basse ou haute), et de leur taille, de celle d’un ballon de rugby à celle d’un petit pâté de maisons… Et quid de leur fin de vie, question qui tombe sous le sens…

Sur le plancher des hommes, une sorte de compétition est également engagée. Elle se traduit par une course sur ce que les politiques, du haut de leurs pupitres pré-électoraux, résument sans toujours tout bien comprendre par les « haut et très haut débits », sur un ton qui ressemble à celui des promesses de TGV pour « désenclaver » villes et régions. La façade culturelle n’est, justement, qu’une façade derrière des envies de domination sur la connexion au niveau planétaire. Qu’ils soient orbitaux, ou de tranchée en tranchée, ou encore de poteau en poteau, voire de pylône en pylône, les équipements en cours ou projetés pourraient dissimuler des pièges, économiquement redoutables. Lesquels pourraient conduire jusqu’au sur-nombre, avec une mise en place si importante qu’elle deviendrait sous-exploitée, déficitaire, voire gouffre…?  –

Dans les perspectives, qui visent toutes la connexion de l’humanité tout entière, les zones à couvrir sont très dissemblables. L’occident économiquement évolué semble face à des régions déshéritées, avec des populations  n’ayant pas même ce qu’il faut pour vivre d’une manière descente. Pour beaucoup, le haut débit pourrait leur apporter une nourriture intellectuelle (et commerciale) certes bien noble, mais aucun satellite ne leur procurera de quoi se nourrir, se vêtir, se soigner… Autour du globe, loin de la schématisation simpliste où se distinguent occident et reste du monde, se définit aussi un partage entre des zones peu peuplées et des mégalopoles. Entre quelques régions fort rurales de l’Hexagone et des steppes où cohabitent nomades et bovins sauvages, la complexité numérique peut présenter quelques similitudes. Le tout satellite et le tout terrestre, qui sont pour l’heure face à face, devront sans doute se rejoindre. L’un aura forcément des arguments pour répondre à l’autre. C’est dans ce contexte que le troisième larron vient se glisser. Les 5G et 6G pourraient constituer pour le terrestre une solution hors sol, et pour l’orbital, un concurrent de surface. Ajoutez dans ce schéma très élémentaire les ambitions étatiques, politiques, etc. Le futur de ce monde digitalisé est loin d’être défini, sauf par ce qui pourrait être assimilé à des excès. L’aventure ne fait que commencer…

Source DVSM

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