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Télécoms, une inévitable tendance aux manœuvres de rationalisation se dessine…

Les soudaines turbulences au sein des effectifs de l’opérateur belge Proximus sont révélatrices d’une évolution inéluctable…

 DVSM, 2 décembre 2019. Il en sera pour les opérateurs de téléphonie comme pour les coureurs du Tour de France. Ce ne sont pas les compétiteurs les plus musclés qui sont ou seront menacés. Au contraire, ils vont se renforcer en laissant progressivement les plus modestes perdre du terrain, certains risquant de monter tôt ou tard dans la voiture balai. Depuis quelques mois, l’opérateur belge Proximus (ex-Belgacom) est dans une phase de restructuration. Ces jours derniers, celle-ci a fait grimper l’adrénaline des observateurs. L’annonce d’un plan de licenciement, que ne compenseront pas des embauches déjà promises, a mis le feu aux poudres. Grève, mouvements d’humeur, ça barde…! Quel est le souci de cet opérateur, bien implanté, qui se conduit comme un acteur bien sous tous rapports…? Sans le moindre doute, les professionnels « proches du dossier » ont des explications ponctuelles à développer. Mais avec un peu de recul, commence à transparaître un souci que peu de commentateurs osent définir. Peut-être parce qu’il semble annoncer d’autres manœuvres inéluctables sur le continent européen, pour bien d’autres opérateurs.

La Belgique compte environ 11 millions d’habitants. C’est presque deux fois moins que le nombre d’abonnés du leader des opérateurs français. Alors que les smartphones marquent le pas sous les effets d’un taux d’équipement au top du top, et que les conquêtes de nouveaux clients, même avec la fibre, même avec la 5G, se situent désormais dans l’infinitésimal. Compliqué, alors que les efforts en matière d’économies d’échelle deviennent plus impératifs que jamais. La problématique est simple à exposer. Les solutions pour différer les impératifs de la concentration existent, ceux pour l’éviter définitivement restent bien difficiles à élaborer. Comme l’affirme le sage, « dans la nature, les petites bêtes ne mangent pas les grosses« . Mais pour ne pas mourir, les gros animaux doivent se nourrir, quitte à endosser la réputation de prédateurs…

Source DVSM

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