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« Téléphones » mobiles : au-delà de la saturation, la sur-possession est-elle expliquée ?

Le téléphone mobile a eu au moins deux vies. Aujourd’hui, le contraste s’instaure entre des ventes qui, au mieux plafonnent, et un taux d’équipement qui poursuit son optimisation.

DVSM, 17 février 2022. Qui possède un téléphone mobile…? Réponse : tout le monde, et même un peu plus. En réalité, cette possession est plus difficile à cerner qu’on le pense. Côté ARCEP, il y a bien longtemps que l’on a renoncé à compter des mobiles, comprenez les appareils purement physiques. Car leur fin de vie est ténébreuse. Certains finissent dans la poubelle (ce qui veut dire dans les bacs pour la récupération et le recyclage, mais sans doute quand même un peu la véritable poubelle), d’autres sont mis au purgatoire, plongés dans l’inactivité au fond d’un tiroir. Long sommeil pouvant durer de longues années, au cas où… « Cas où » dont on se rappelle qu’il a fonctionné comme une horloge quand un quatrième larron est venu troubler le jeu des trois opérateurs « historiques » qui vivaient tranquilles dans cette fin de première vie de l’histoire du mobile.

Cette vie qui avait commencé avec l’avènement du GSM, format numérique des premiers instants (sous certaines latitudes, dont l’Amérique du Nord, la téléphonie mobile avait eu une première existence en analogique). Par une des ces étranges coïncidences dont l’Histoire est remplie, le hasard (?) a voulu que ce quatrième mousquetaire des télécoms arrive au moment où le mobile devenu smartphone (lancé en 2007) prenait soudain bien plus vigoureusement la place des anciens. Tout comme il y a eu une cohabitation entre époque de Néandertal et ère de Cro-Magnon, les deux espèces, seulement téléphones et déjà smartphones, ont vécu en parallèle, tout en faisant ressortir des sombres tiroirs d’anciens GSM. Pour compter, la méthode depuis longtemps adoptée et consistant à dénombrer toutes et seulement les cartes SIM s’est plus que jamais révélée la meilleure.

A la fin de 2021, le nombre de cartes SIM (hors « MtoM » pour les équipements « mobiles à mobiles ») a franchi un cap crucial : celui des 80 millions d’unités. (80,379 millions pour être précis). Mais toutes ne sont pas actives. 78,206 millions, soit 97,3% du total, sont réellement utilisées. Côté « pénétration » de la population, le taux fin 2021 était de 119,1%, contre 116,6% fin 2020. Le suréquipement est donc confirmé, et se ventile entre des téléphones très personnels, d’autres utilisés par des individus mais appartenant à des entreprises. Le recensement intégral se complique dans le sens où des smartphones sans carte SIM poursuivent une existence parfois intense (notamment pour des bambins et du jeu) par le seul truchement d’une liaison Wi-Fi (un peu à la manière de la majorité des tablettes). La progression non négligeable des deux derniers exercices laisse aussi supposer que la pandémie et les confinements auront joué un rôle dans cette évolution, soit pour l’équipement pur et simple des personnes, soit pour sa mise à niveau imposée par les circonstances sanitaires et leurs conséquences.

Source DVSM

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