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Téléviseurs, un marché essentiel dont le potentiel est devenu complexe à évaluer.

Les grandes années du petit écran sont-elles révolues ? Equipement implicite de la vie quotidienne pour tout ménage, le récepteur TV, en 20 ans, a été soumis à un chapelet de fluctuations aux origines très diverses. A l’aube de la troisième décennie après l’an 2000, où va cette historique clé de voûte des ventes de l’EGP…?

DVSM, 20 octobre 2020. Le téléviseur en Allemagne se porte bien. De janvier à septembre 2020, comme le rapportent les médias locaux, le marché est en croissance d’environ 5,5% tant en valeur qu’en quantités. Au cours de cette période, 4,6 millions de récepteurs ont été achetés par les consommateurs. Des chiffres qui n’ont rien de secret. Tout le monde peut y avoir accès librement, sur les pages de statistiques mises en ligne par le GFU*. Sur notre territoire, les valeurs sont moins bien diffusées. Si certains responsables de firmes et enseignes, peu nombreux, ont accès à des statistiques détaillées et récentes, la quasi-totalité des intervenants travaille sans autre repère que ce que leurs communiquent leurs structures internes. L’info, c’est comme le café. Trop diluée, elle perd toute sa vigueur.

Le marché du téléviseur, à quelques nuances près, a rarement été fondamentalement très différent du nôtre de l’autre côté du Rhin. Toutefois, dans un passé encore presque récent, comparé à la durée de vie estimée d’un récepteur, l’Hexagone a fait l’objet de mutations à des moments qui lui ont été propres, comme les mémorables transitions entre TNT, TNT HD etc., et induit des renouvellements de parc assez importants. Entre les basses eaux du milieu des années 80 avec environ 2,5 millions de pièces vendues (l’époque où le cathodique s’offrait des « coins carrés », Platini et les Bleus gagnaient l’Euro et les nouvelles chaînes hertziennes commençaient à se multiplier) et les presque 9 millions d’unités aux heures chaudes de la grande transition TNT-HD-écrans plats, un juste milieu a tendance à s’établir. En 2020, il pourrait, comme outre-Rhin, avoir bénéficié d’un appétit pour la TV provoqué par le confinement.

Médiamétrie a mis en évidence une montée du temps télévisuel quotidien moyen très spectaculaire. De 3h27 pour tous les individus de 4 ans et plus en septembre 2019, la moyenne est revenue à 3h36 en septembre 2020, après avoir connu des sommets notamment en mars (4h29) et avril (4h40). Les personnes de 50 ans et plus sont même restées spectatrices en mars et avril derniers à respectivement 6h19 et 6h42 par jour. Des écrans toujours plus grands sont adoptés par les consommateurs d’outre-Rhin, plus de la moitié des ventes en volumes sont désormais réalisées dans des diagonales supérieures à 55 pouces. Les technologies récentes sont aussi de plus en plus présentes (nouveaux écrans, TV intelligentes…) mais cette particularité découle très directement de ce qui constitue l’offre actuelle. Les perspectives pour ce créneau sont donc raisonnablement bien orientées. Mais les niveaux de ventes sont malgré tout plongés dans des hypothèses à effets multiples. Si le virus a dopé les ventes, l’absence de grands moments (Euro 2020, JO…) notamment sportifs, qui sont en général de bons supports pour des opérations, ont certainement fait perdre quelques points. De quoi se perdre aussi dans toute tentative d’analyse fiable.

* Organisation professionnelle, sorte de SIMAVELEC d’outre-Rhin. Pépin, en France, il n’y a plus de SIMAVELEC, fusionné dans un ensemble rassemblant plusieurs métiers, mais très peu disert sur le sujet. Le panéliste GfK, qui publie, encore outre-Rhin, de nombreux communiqués, est en semi-somnolence dans l’Hexagone, à moins qu’il n’observe une discrétion dictée par certains de ses abonnés panels (4 communiqués depuis le 8 juin).

Source DVSM

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