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Telecoms, entre réseaux de boutiques et opérateurs virtuels, la donne a bien changé.

Toujours pétillant et vigoureux, le secteur des télécoms est cependant confronté aux réalités du temps qui passe. Les conquêtes ne sont plus d’actualité. Les décideurs cherchent des stratégies de substitution.

DVSM, 15 novembre 2021. Il y aurait bien une piste, mais qui osera s’y engager…? Depuis peu, chacun a compris que la 5G est nettement plus économe que la 4G en électricité. Il suffirait donc -audace…!- aux opérateurs de créer des abonnements 5G nettement moins chers que ceux des standards moins performants. Ce qui aurait pour effet de précipiter les foules sur les smartphones 5G, avec l’opportunité d’en accompagner la diffusion de nouveaux services. Hélas, pour l’heure, la politique commerciale semble plutôt orientée vers de la 5G plus chère que la 4G. Bon courage…! Et pourtant, les signes d’une nécessaire néo-offensive ne manquent pas.

Du côté des « MVNO », ces opérateurs qualifiés de virtuels (puisqu’ils n’avaient aucun réseau physique) sont à la dérive. Ne nous dissimulons pas derrière une carte SIM. Leur utilité était de multiplier les abonnés, en rendant relativement captifs ceux qui optaient pour un virtuel qui, de cette manière, amplifiait le parc de l’opérateur réel concédant cette virtualité. Un scénario excellent pour une époque où la captation au sens large d’une clientèle de clients portables était la priorité. Aujourd’hui, les virtuels décrochent doucement. Sur les presque 80 millions de cartes SIM en circulation (79,8 millions fin septembre 2021 selon l’ARCEP), seules 6,9 millions sont encore de cette famille qui a eu jadis son heure de gloire.

Côté boutiques, les stratégies tous azimuts  ont également vécu. Un réseau de points de vente coûte cher. Il faut le nettoyer, l’éclairer, le chauffer, l’animer, et parfois le tenir ouvert à des moments où les chalands se font rares. Mais après avoir dégraissé des quadrillages du terrain hexagonal qui se voulait sans trou, certains ont réalisé qu’en fait de trous, il y avait surtout des gouffres. Rien n’étant ni totalement blanc, ni totalement noir, se couper de tout contact avec les clients n’est pas davantage une solution parfaite. Le plus turbulent des opérateurs, celui qui avait mis le feu aux tarifs lors de son arrivée en qualité de quatrième opérateur, est doucement passé de pratiquement aucun à une centaine de points de vente.

Free titille des concurrents qui finalement, songent que les galeries marchandes sont aussi et quand même des espaces propices au business. Le téléphone proprement dit n’y est pas le seul à nourrir l’activité, les box Internet et TV ajoutant leur potentiel, également étoffé par les accessoires. La téléphonie mobile, devenue bien plus que cela, vit désormais selon un régime de croisière, que certains qualifient aussi de marché dont la clientèle est saturée. Ce qui ne veut pas dire marché fini. Plus de trente ans après les débuts du GSM, voilà qui impose de nouveaux choix.

Source DVSM

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