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Toute l’Europe est matraquée à la pompe…

Du gasoil à 60 centimes d’euros, du sans plomb à 80 centimes, est-ce que cela existe encore…? Oui, et pas seulement dans les pays producteurs.

DVSM, novembre 2018 – Les gilets jaunes sont peut-être une exception à la française, ou le signe précurseur d’une réprobation qui pourrait un jour se développer à plus vaste échelle. Bizarrement, les médias, qui relatent en boucle les péripéties des gilets jaunes, et ne cessent de répéter, graphiques à l’appui, que le prix à la pompe, c’est surtout des taxes, ne sont pas curieux. S’ils évoquent de temps en temps les tarifs des carburants chez nos voisins européens les plus proches, ils se gardent bien (ou oublient) de comparer avec d’autres zones géographiques dans des pays évolués. Et pourtant, ce simple regard est révélateur. Ainsi, le sans plomb aux US, après avoir culminé à 74 centimes d’euros (conversion aux cours actuels) il y a quelques semaines, est retombé à 0,70 euros, dandis que le gasoil (improprement baptisé « diesel ») s’affiche en ce moment même à 86 cts d’euros. Au Canada, il ne dépasse pas 1,00 euro. Au Japon, l’équivalence est à 1,18 cette semaine.

En dépit de ses réserves pétrolières, la Norvège, et selon un principe très « Vieux Continent », s’inscrit sans bavure au top du top européen et même mondial (selon des relevés actualisés régulièrement sur 250 points de la planète), avec un litre de gasoil affiché à pratiquement 2 euros. Dans l’ensemble, cette Europe s’aligne dans les 15 plus mauvaises places au niveau mondial. Dans ces conditions, comment ne pas s’interroger…? Nos responsables politiques ne s’appuieraient-ils pas sur deux repères, les faibles ressources impliquant une dépendance, et la confortable excuse de faire comme les autres, comme les voisins, pour surcharger fiscalement un produit dont la population ne peut guère se passer.

Sans aller jusqu’à fantasmer sur le litre de gasoil en Algérie, actuellement à environ 0,20 euros, n’y aurait-il pas une prise de conscience à avoir sur le sujet…? Cette question n’a rien d’anti-écologique. Une très substantielle réduction de cette pression fiscale sur les carburants pourrait fort bien s’accommoder d’un différentiel nettement défavorable pour les moteurs diesel, si les défauts qui leur sont attribués sont totalement vérifiés (il reste de vraies questions sur ce point, notamment sur les plus récents). Tout responsable, à l’évocation d’une telle hypothèse de réduction, ne pourrait répondre que « mais par quoi remplacer ces recettes fiscales perdues…? ». « Par rien, ça ferait peut-être enfin avancer le schmilblic ». Comment font nos cousins d’Amérique…?

Source DVSM

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