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Trop de chaînes d’infos? Quand le malaise d’un leader se fait soudain révélateur…

Faut-il plus, autant ou moins de chaînes TV d’info…? Où se situe l’équilibre dans un univers au sein duquel, par ailleurs, le Graal reste le leadership, l’élimination de l’autre une victoire…?

 DVSM, 8 juillet 2020. Lorsqu’il fut question de placer dans les panoplies de chaînes TV la version en images de France Info, quelques doutes s’étaient manifestés. Avec déjà 3 canaux dédiés à l’actualité en continu, n’allait-on pas au-delà des capacités du marché ? La France n’est, ni en surface, ni en population, l’équivalent des Etats Unis. Vouloir disposer d’autant de choix qu’aux US est un défi tout simplement économique. Pour chaque chaîne, il est en effet nécessaire de disposer de moyens humains et techniques relativement importants. Créer des programmes sans discontinuer, 24 heures sur 24, impose beaucoup de travail, beaucoup de moyens.

Au-delà des limites naturelles, viennent les ficelles, les astuces. Ce que sont les multidiffusions, les interminables heures de débats (qui ne sont que du commentaire et pas ou très peu de l’info). Les soucis et le plan social important en perspective qui viennent de secouer BFM ne font que remonter ces inquiétudes d’hier. Voir une chaîne leader en grève à quelques heures d’un scrutin important, ailleurs que dans le service public, on aurait jamais imaginé telle situation. Mais les évolutions sur le fil du rasoir qui tiennent en temps ordinaires explosent quand l’imprévu survient.

Avec la crise du coronavirus, l’effondrement économique a laminé les ressources publicitaires. LCI n’a pas manqué de s’appuyer sur la grande sœur TF1, CNews est épaulée par le groupe Canal, et France Info est arrimée au service public (les contribuants peuvent toujours contribuer). BFM, donc NextRadioTV, dans le groupe Altice, endetté et à la recherche des toutes les économies possibles, se retrouve probablement en présence de réalités comptables et de gestion ne pouvant qu’entraîner des « ajustements ». Evidemment, dans l’ambiance générale, cela passe comme les brindilles dans l’eau du torrent.

Dans des situations de ce genre, pour BFM ou toute autre entreprise, les « prenant parole » et les collaborateurs poussés vers la sortie ne sont pas heureux, l’ont fait savoir et on ne peut que les comprendre. Mais en même temps, dès lors qu’un état de surnombre défiant les équilibres est connu, personne ne vient se plaindre d’avoir été à son poste durant un temps « certain », rémunéré hors des limites d’un déficit par lequel sourd surtout l’espoir de voir un concurrent jeter l’éponge. C’est une facette du monde de l’entreprise qui est aussi un monde sachant se faire cruel. Ne serait-il pas préférable d’éviter dès le départ des situations déjà rencontrées par ailleurs* et qui ne peuvent que devenir acrobatiques…?

* L’accueil d’un quatrième opérateur (Free) lorsque l’essentiel du marché avait été investi par trois acteurs a été la source de pertes pour tous. Et que dire des autorisations accordées pour des ouvertures de magasins par les commissions départementales et nationale de l’équipement commercial, alors que grondait déjà les craintes de voir un suréquipement se développer…?

Source DVSM

 

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