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Trottinettes : stop aux illusions…! L’économie en frais de transports l’emporte sur l’écolo

Pourquoi tant de « faufilettes » se glissent-elles dans les agglomérations…? L’alibi écolo dissimule mal une réalité bien terre à terre.

 DVSM, 10 février 2021. Non seulement elles agacent, mais de plus, elles sont dangereuses. Une dangerosité qui est facilement et instinctivement attribuée aux utilisateurs de ces deux roues électriques, mais pour lesquels rien n’a véritablement été pris en compte, ou si peu, dans le code de la route. Certes, parmi les personnes ayant choisi ce mode de mobilité urbaine, certaines se montrent plutôt inconscientes. Tout comme les cyclistes, dont nombreux sont ceux qui se moquent des règles mais qui, au moins, ne viennent pas sur les trottoirs. La trottinette va partout. Et de ce fait, elle se retrouve inévitablement dans des proximités inadaptées soit avec des piétons, soit avec des automobiles, des véhicules utilitaires, des bus, des motos. Oui, mais elles sont électriques, donc supposées, production du courant mise entre parenthèses, préserver notre planète. Mauvaise excuse…!

Car c’est bel et bien de portefeuille qui génère ce choix. Bien plus que les inquiétudes pour l’atmosphère et la colossale température garantie dans 80 ans. Pour mieux comprendre, il suffit de parcourir les tarifs des transports en commun urbains pour éclairer d’une manière irréfutable cette logique économique. Dans la capitale, par exemple, impossible de trouver un tarif « Pass Navigo » à moins de 750 euros pour l’année (et à un coût encore supérieur si il est acheté pour des périodes plus courtes, mois ou semaines). C’est déjà plus que le prix d’une très belle trottinette. L’étendue de Paris intra-muros peut correspondre à un besoin de déplacements suffisant.

Mais dès qu’apparaît un soupçon de périphérie même très limitée, le coût des bus, métros, tramways grimpe encore. CQFD. Amortie en seulement quelques mois, la dépense pour un de ces véhicules de l’ère Li-Ion met un tigre dans le pouvoir d’achat de celui qui s’y aventure. Et quand un virus fait irruption, voilà qu’en prime, surgit une argument de poids : seul sur son engin, le risque de contamination est quasi nul, ce que ne peuvent garantir les transports collectifs, même quand personne n’y élève la voix. Alors ils trottinent, c’est net, pour une bénéfice, net…

Source DVSM

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