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Uber devient un employeur comme un autre

Qu’on se le dise, même la Grande Bretagne condamne le super méga ultra libéralisme. La preuve ?

Le Tribunal du Travail de Londres a décidé vendredi 10 novembre qu’Uber ‘’devait considérer ses chauffeurs comme des employés et les rémunérer au salaire minimum.’’
Il s’agit du deuxième procès perdu par le géant du VTC. Uber avait déjà fait appel d’une décision semblable prise par un tribunal en octobre 2016, saisi par deux chauffeurs. Le jugement affirmait que tous les chauffeurs qui utilisent l’application Uber pour travailler, doivent être rémunérés au tarif minimum légal, soit 8,50 euros de l’heure, ainsi qu’aux congés payés.

Au nom de la sacro-sainte liberté d’entreprise et de la non moins sacro-sainte quête de perfection technologique, Uber qui emploie 50 000 personnes en Grande-Bretagne, affirmait que les chauffeurs sont des travailleurs indépendants rémunérés à la course.  Uber a décidé de faire appel une nouvelle fois d’une décision judiciaire qui bouleverse complètement son modèle économique. L’affaire tombe en effet très mal après l’annonce d’une entrée en bourse d’Uber en 2019. « Uber ne peut continuer à faire fi de la loi britannique en toute impunité et à priver les gens de leurs droits au salaire minimum » a commenté James Farrar l’un des deux chauffeurs plaignants à l’initiative de cette procédure.

Par communiqué le Syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne (IWGB) a affirmé que « la victoire d’aujourd’hui est une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore une, que la loi est claire et que ces entreprises choisissent simplement de priver les travailleurs de leurs droits. Ces entreprises se moquent du droit du travail. »

 

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