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Uber entame un dialogue social avec ses chauffeurs

Les chauffeurs réunis dans une intersyndicale VTC ont rencontré les dirigeants d’Uber afin de mettre au point un dispositif de soutien aux chauffeurs en difficulté. Cette réunion constitue une première en France. EN Californie, Uber a accepté de débourser cent million de dollars pour aider des chauffeurs qui ne s’en sortent pas. La réunion en France est donc un premier pas après les mouvements qui ont perturbé l’activité d’Uber en France au mois de décembre. Certains représentants des chauffeurs, Fred Gnaore de l’UDCF et Yazid Sekhri de la CFDT ont prévenu qu’ils étaient prêts à conduire des discussions dures et à rappeler les questions pour l’instant sans réponse comme la protection sociale des chauffeurs.

Les syndicats et leurs mandants veulent mettre au point des mécanismes d’aide aux jeunes autoentrepreneurs qui gagnent à peine leur vie malgré des journées de travail longues comme des jours sans pain. Ils exigent en particulier qu’Uber revoit sa politique tarifaire et baisse les commissions que la plateforme prélève sur les courses. D’autres sociétés de VTC (Chauffeur privé, LeCab et Marcel) participent aux discussions. Pour l’instant, les sociétés de VTC évoquent seulement la création d’une commission d’aide aux chauffeurs en difficulté. Une proposition destinée à individualiser autant que possible la résolution des problèmes. Uber à proposer à ses chauffeurs des méthodes pour réduire leurs couts. Selon Grégoire Kopp, le patron d’Uber France, en améliorant leur gestion les chauffeurs pourraient économiser jusqu’à 1250 euros par mois. De quoi sensiblement améliorer leurs ressources.

Uber réfléchit également à une aide individualisée  pour ceux de ses VTC connectés au ‘’moins quarante heures par semaine’’ sans donner davantage de précisions. Pour l’instant l’Etat préfère que les parties s’entendent librement, mais menace de fixer un tarif minimal. On considère qu’un chauffeur peut espérer gagner un salaire net de 1700 euros mensuels à la condition de travailler soixante heures par semaine. Le calendrier électoral rend pour l’instant virtuel toute intervention du gouvernement. EN revanche, une véritable épée de Damoclès est suspendue au-dessus des plateformes de VTC : l’Urssaf qui menace de requalifier les chauffeurs en salariés. L’organisme public n’aura sans doute aucun mal à prouver qu’une personne qui travaille entre quarante et soixante heures par semaine est un salarié de fait.

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