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Un nouveau ministre, des nouveaux plans…?

DVSM, octobre 2018 – Les émissions de variétés de Patrick Sébastien sont-elles du ressort du « service public », au même titre que certaines dessertes ferroviaires, la maintenance des ponts et viaducs ou la prise en charge hospitalière de tout malade…? Nous posions cette question il y a quelques mois. Elle revient, alors que, hasard des événements, l’humoriste ne voit pas renouvelé son aventure (19 ans) au sein des chaînes financées par la redevance (et un peu de pub). Notons au passage que pour le ferroviaire, et en dépit des énormes perturbations du printemps, pour cause de réformes engagées, à aucun moment n’a été entendue la vraie question, consistant à savoir quel rôle le train pouvait jouer, en complémentarité ou avec les complémentarités des innombrables autres possibilités aujourd’hui disponibles pour transporter les gens (tramways, trams-trains, autocars, automobiles en incluant le covoiturage né des communications numériques, taxis, VTT, etc.). Il semble qu’il en aille de même pour l’audiovisuel.

Certes, le sujet est épineux, car il est « politique », dit-on en une formule polie, surtout parce qu’il vise à s’attaquer à un noyau syndicalisé bien plus solide que tout autre. D’où des questions indispensables, car l’entité globale est pour l’heure quasi exclusivement financée par des prélèvements obligatoires. Si la présence radio et TV à travers le monde peut entrer dans cette définition, (même si, via le net, il est désormais possible de suivre les chaînes privées à peu près partout), si la conservation du patrimoine radio et TV est nécessairement du domaine public (mais l’INA ne relève-t-il pas d’une charge culturelle…?), qu’en est-il de tout le reste…? Les évolutions en termes de communications vécues ces dernières années, dans une mutation qui n’est pas terminée, imposent une approche autre que de savoir ce que l’on coupe ou pas.

Est-il encore normal et utile de payer un impôt (ou subir un prélèvement obligatoire) pour regarder des programmes de télévision…? Que ce soit sur téléviseur ou tout autre équipement…? Car, depuis nos questions printanières, c’est la taxation de tous les équipements pouvant capter des programmes qui est revenue sur le tapis. Qui, quand et comment sera à nouveau posée cette question, et toutes celles qu’elle engendre…? Sans le préalable, l’indispensable « pour quoi faire…? », les réformes n’ont guère d’utilité. Un préalable qui aurait en outre pour principal avantage d’éclairer des citoyens encore assez mal informés. Il suffit de quelques interviews pour s’apercevoir que nombreux sont encore ceux qui pensent que, comme lorsque débutait Charles Aznavour, la redevance sert à financer au moins partiellement TF1, M6… « Quand même un peu, non…? » s’interrogeait un chaland dans un rayon TV…

Source DVSM

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Pour l’écran de demain, la grande forme,c’est plié ( peut-être )….

Que peut-on inventer pour contrer le marché des smartphones bel et bien encalminé…?