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Un vrai succès du légume frais, le légume vrai…!

Une enquête largement médiatisée met une enseigne connue en pole position, dépassant des établissements classiques, et révélant quelques traits de comportement de la clientèle.

DVSM – Octobre 2018 – Les légumes proposés par Grand Frais sont-ils meilleurs que les autres…? Ce point –important- n’est pas de notre ressort. En revanche, la montée de ce spécialiste dans le classement OC&C, édition d’octobre 2018, mérite réflexion. Quel poids ont pu prendre dans cette évolution les tendances qui se bousculent dans le quotidien…?  La volonté de mettre des producteurs locaux en avant, l’impératif des 5 fruits ou légumes par jour, l’incapacité tenace de certaines GSA à mettre dans leurs rayons des tomates ayant du goût…

Au risque de choquer, osons une autre hypothèse. Et si, tout simplement, le décor, l’ambiance, la théâtralisation, bref, tous ces ingrédients bien connus des professionnels du merchandising, joués à fond dans cette enseigne, jusqu’aux brumisateurs qui, à défaut de fraîcheur des produits, répandent une petite humidité qui ressemble à la rosée du matin, étaient tout simplement les principaux vecteurs d’un positionnement porteur…?  Car, à bien y regarder, d’autres les ont aussi mis en place, mais avec moins d’insistance. Et, comme chacun peut le constater, les établissements qui donnent une belle place, bien mise en visibilité, aux produits locaux (supposés meilleurs, ce qui reste à prouver) sont légions. Tout cela avec moins de réussite.

Ainsi, cette manière d’observer les résultats de l’enquête remet au premier plan une vérité si connue dans la distribution que certains finissent par l’oublier. Mieux on présente un produit, plus on a de chances d’en accélérer la rotation. Bien présenter ne veut pas dire seulement « beau linéaire, bien rangé, bien éclairé, bien propre » (ce qui déjà,est un minimum). Mais il reste l’indispensable ambiance, la mise en condition, le vrai et unique générateur d’envies, même si cette mise en scène doit se réaliser à… grands frais…! Les linéaires de téléviseurs (inchangés depuis 30 ans) les expositions statiques d’APN, et bien d’autres produits numériques ont-ils droit aux mêmes égards que les laitues et poireaux du numéro 1 de l’année de OC&C…?

La dernière mouture du classement (avec flèches indiquant la progression ou la régression) est établi sur une trentaine d’enseignes. Cette vision un peu abstraite peut soulever quelques réflexes de perplexité, mélangeant de l’alimentaire, du sport, de l’équipement de la maison ou de l’individu. Elle semble davantage exprimer des sentiments du genre « cote d’amour », dans lesquels certains facteurs d’actualité peuvent influencer les avis des consommateurs, avec très probablement des disparités locales résultant de micro-évolutions dans certaines zones de chalandises.

Au fil des années, l’évolution du Top 10 nous en « raconte » davantage. Non sans soulever aussi quelques interrogations. Comment expliquer, par exemple, le yoyo des boutiques Apple,  (13ème et en progression en 2018), ou l’éphémère heure de gloire de Thiriet (le surgelé gourmant livré à domicile) vers 2013-2014, même plus dans le Top 30 aujourd’hui…?

Source DVSM

 

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